‹ Les maladies mentales dans l'œuvre de Courteline [microforme]Chapitre 15 sur 23 · G. Courteline Le Coup de marteau (Ombres Parisiennes · texte numérisé non relu

G. Courteline Le Coup de marteau (Ombres Parisiennes

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oppressée, 1] a peur, il est sujet aux phobies, il a peur des voyages en chemin de fer (sidérodromophobie), mais il a surtout peur de la nuit, c'est un nyctophobe et il sent sa responsabilité.

Un jour qu'il conduisait son train, le pauvre diable Vit le disque fermé malgré qu'il fut tout vert.

Panais renverse la vapeur, stoppe la machine; un convoi qui suivait, arrive et prend le rapide en coccis, déterminant une terrible catastrophe.

La Compagnie, un mois aprés, fut appelée Devant les tribunaux, comme civilement Responsable, et se vit condamnée amplement.

Attendu Que Panais est un simple idiot, pas autre chose Qu'il importe dès lors de le mettre hors de cause ; L'acquitte, le renvoie indemne et l'interdit : Le prive de ses droits civils, ordonne et dit Qu'il sera dès ce soir reçu dans un asile Où, défrayé de tout, à titre d'imbécile, Il sera mis ès mains des hommes dits de l'art.

Et je ne trouve pas cela si ridicule.

Cette pièce n'a pas besoin d'analyse. La plupart des symptômes que nous avons énumérés au début s'y retrouvent, en particulier

la stéréotypie des gestes, des Mouvements, des attitudes, du langage, du souvenir, et la fixation automatique d'une représentation dans l'esprit du malade.

La forme hébéphrénique, que nous allons voir Maintenant est constituée, d'après Masselon, par “des états de dépression et d'agitation Caractérisés par des troubles délirants polymorphes, extrêmement confus, Sans tendance à la SYStématisation, à base d'hallucinations ou d'interprétations délirantes et accompagnées de confusion et d'imprécision dans les idées qui, le plus souvent, évoluent vers la démence complète et incurable ”. La première période de la démence précoce à forme hébéphrénique est signalée par de la céphalée, de l'insomnie, de l'inquiétude, de la tristesse, des impulsions. A la période d'état, Je délire est caractérisé par l'imprécision, le Vague et la mobilité des Conceptions, l'importance et la multiplicité des hallucinations. I] est formé d'idées variées de grandeur, d'énormité, de persécution. Ce qui domine surtout, c'est la bizarrerie des attitudes, des tics, des grimaces; celle du langage, à la fois Prétentieux, insolite et incohérent, mais surtout l'apathie, l'indifférence alternant avec une tendance aux impulsions, à la fugue, à la violence *., ..

Ccurteline nous offre à étudier un cas de démence précoce à forme hébéphrénique à Ja période d'état, dans la personnne de Floche *! Celui-ci, nous Je savons par le témoignage de sa femme qui vient se plaindre au Commissaire, ne boit pas, n'a pas eu de fièvre typhoïde ni de coup de soleil, et ses antécédents héréditaires, au point de vue alcoolisme, épilepsie ou aliénation mentale Sont négatifs, mais cela n'empêche qu'il ne fasse rien comme per-

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