Les maladies microbiennes des animaux
« Il y a quinze ans, malgré les travaux de Davaine sur le charbon, malgré les belles études de M. Pasteur sur les vers à soie, on pouvaitse demander s’il y avait vraiment des maladies dues à l’intervention des microbes. Voilà qu’on a le droit de se demander s’il y a vraiment des maladies où ils n’interviennent pas. »
Duclaux. Le Microbe et la Maladie, Paris,
Les doctrines pasteuriennes ont transformé toute la médecine.
La pathologie des maladies contagieuses en a la première et le plus largement bénéficié.
A' l’hypothèse mystérieuse et obscure du virus ou du contage s’est substituée la notion tangible et lumineuse de l’agenvivant, du microbe, cause essentielle et nécessaire, mais part fois insuffisante de la contagion.
L’intervention du microbe et la démonstration de son rôle pathogène ont joué en médecine le même rôle qu’en chimie la découverte de l’oxygène et de ses propriétés. La théorie du phlogistique permettait de comprendre ou d interpréter la plupart des phénomènes observés; la théorie de l’oxydation, en fournissant une base certaine aux conceptions dogmatiques, fut le point de départ des merveilleuses découvertes de Lavoisier et de ses successeurs. De même on savait expliquer, par les propriétés du «virus », presque tous les phénomènes de la contagion ; l’œuvre impérissable de Pasteur a marqué l’aurore