‹ Les maladies microbiennes des animaux (volume 2)Chapitre 12 sur 156 · DYSENTERIE ÉPIZOOTIQUE DES POULES ET DES DINDES · texte numérisé non relu

DYSENTERIE ÉPIZOOTIQUE DES POULES ET DES DINDES

plus grande quantité, dans la rate, dans le contenu des cæcums et dans celui du rectum.

Étiologie et étude expérimentale.

La contagion naturelle s’exerce à coup sûr par les voies digestives ; l’ingestion d’aliments souillés de déjections virulentes est un moyen certain de contamination. L’inoculation sous-cutanée du sang ou de la pulpe de rate reproduit la maladie naturelle chez la poule ; les animaux restent en santé pendant les cinq premiers jours, puis, vers la fin du sixième, la diarrhée apparaît, qui est suivie de la mort en vingt-quatre ou trente-six heures.

Les pigeons et les lapins inoculés ne sont pas infectés.

Les animaux qui ont résisté à une première atteinte de la maladie se montrent réfractaires ensuite aux inoculations virulentes. Il est possible aussi d’obtenir expérimentalement la vaccination. Les cultures dans le bouillon de veau alcalin s’atténuent rapidement sous l’influence du chauffage; après vingt minutes d’exposition à une température de 55 degrés, on obtient un virus qui ne tue plus les poules, à la dose de un huitième de centimètre cube, et qui leur confère cependant une immunité solide.

L'évacuation des lieux contaminés, la séquestration des animaux malades et la désinfection des locaux permettraient d’éviter la dissémination de la maladie.

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