I. ■ — Symptômes
On ne possède que quelques indications sur les symptômes observés au cours de la pneumonie contagieuse ; les notes suivantes sont empruntées aux courtes descriptions de Eggeling et de Walther (1).
a. Forme suraiguë. — « La maladie ne se traduit, pendant vingt-quatre heures, que par des troubles fonctionnels de plus en plus graves, tels que la diminution de l'appétit, la fatigue et une soif ardente. La température s’élève jusqu’à 41-42°; les animaux se couchent fréquemment et le train postérieur semble très faible. Ensuite apparaît à la partie inférieure du cou, sous le ventre, à la
face interne des cuisses une rougeur de la peau; celle-ci revêt
une coloration particulière, de nuance brune, désignée sous le nom de teinte cuivrée. La rougeur s’étend vite, dans diverses directions, et les taches deviennent irrégulières et rayonnées.
» Assez fréquemment, la peau du cou, notamment au niveau du larynx, est tuméfiée et douloureuse; souvent aussi la respiration se montre fréquente et dyspnéique; des mouvements de déglutition se produisent de temps à autre.
» La terminaison ordinaire est la mort en deux ou trois jours; rarement on observe la guérison. » (Eggeling.)
b. Forme aiguë. — • Dans la forme aiguë, on observe, au début,
[ 1) Lœffler et Schuetz n’ont étudié la maladie que sur des cadavres. — Salinon, qui a publié déjà plusieurs volumes sur la swinc-plague, ne parle en aucun point des symptômes. — Fiedeler et Bleisch, qui ont observé la maladie en Allemagne, caractérisent en quelques mots l’état des malades. — Les descriptions prolixes de Billings s'appliquent en même temps a la pneumo-entérite et la même confusion existe sans doute dans le travail de Peters.
LES SEPTICÉMIES HEMORRAGIQUES.
de la tristesse, de la faiblesse, des frissons et une élévation de la température. Les aliments sont acceptés seulement pendant les rémittences delà fièvre; il existe de la constipation ; les malades maigrissent rapidement. Après trois à quatre jours, apparaît une toux sèche, quinteuse, accompagnée de l’allongement de la tête et du soulèvement du groin. Les accès se manifestent d’abord le matin, sous l’impression de l’air froid ; ils deviennent ensuite plus fréquents, se prolongeant pendant un très long temps (jusqu’à un quart d’heure). 11 existe en outre du jetage, parfois très abondant. Certains malades rejettent des matières diarrhéiques, d’un jaune verdâtre, très rarement mêlées de sang.
Vers le sixième ou le septième jour, tous les symptômes s’exagèrent. La faiblesse est extrême; la marche est titubante; le malade, incapable de se soulever, reste enfoui sous la litière pendant plusieurs jours. L’appétit est à peu près nul; seuls, les liquides sont encore acceptés. Les muqueuses prennent une teinte cyanosée; la respiration est courte et dyspnéique. La toux, courte et faible, ne se produit plus qu’à des intervalles éloignés; à l’auscultation, on perçoit des râles bronchiques et du bruit de souffle; le murmure respiratoire a totalement disparu en de nombreux points. Les battements du cœur sont vites et visibles à l’extérieur. La température reste au-dessus de 41°.
« Chez quelques animaux, on observe au cours de la maladie des taches rouges aux oreilles, comme dans le rouget, et aussi des engorgements œdémateux de la gorge et des parties inférieures du cou. Chez les sujets le plus gravement atteints, surviennent des convulsions et des crampes. »
La terminaison par la mort, après huit-quinze jours, est de beaucoup la plus fréquente; 80 : 100 des malades succombent et, chez ceux qui résistent, la guérison est rarement complète.