‹ Les maladies microbiennes des animaux (volume 2)Chapitre 43 sur 156 · III. — Diagnostic · texte numérisé non relu

III. — Diagnostic

a. Diagnostic sur l'animal vivant. — En raison à la fois de la rapidité de son évolution et de l’absence de tout symptôme propre, le diagnostic d’un premier cas de rouget est souvent difficile. La maladie peut être confondue avec divers accidents sporadiques. L 'érysipèle, consécutif ordinairement aux traumatismes portant sur la tête, se traduit par la coloration foncée et l’inflammation des téguments, mais avec localisation au voisinage des points lésés. L 'urticaire est exprimé par des plaques hémorragiques cutanées, peu étendues, saillantes, ne disparaissant pas parla pression; de plus, les symptômes généraux sont à peine marqués et la température reste normale. Le coup de chaleur, fréquent chez les porcs gras, entassés en trop grand nombre dans les wagons ou dans les voitures, pendant la saison chaude, simule d’autant mieux le rouget qu’un certain nombre d’animaux sont atteints en même temps. Gomme dans le rouget, la congestion pulmonaire est exprimée par la coloration des muqueuses et par les caractères de la respiration ; il existe en outre des taches rouges sur la peau. Les conditions dans lesquelles les accidents se produisent mettent cependant sur la voie du diagnostic différentiel. Le charbon bactêridien, d’ailleurs très rare chez le porc, est accompagné presque constamment, par

(1) D'après Ostertag, beaucoup de cas de mort rapportés à la « paralysie du poumon » sont en réalité des exemples d'endocardite bacillaire.

DIAGNOSTIC. 105

une tuméfaction tout à fait caractéristique dans la région de la gorge. (V. Charbon du porc.)

Le rouget est différencié encore de toutes les maladies précédentes par son caractère nettement enzootique ; c’est généralement alors qu'un certain nombre d’animaux ont succombé, que l’on est appelé à se prononcer et le diagnostic différentiel se trouve limité aux affections similaires également contagieuses. Celles-ci, confondues avec le rouget jusqu’en ces dernières années, sont la pneumoentèrite et la pneumonie contagieuse. Les indications déjà données permettront de distinguer la plupart du temps la nature exacte des formes observées (V. Pneumo-entérite et Pneumonie contagieuse ; Diagnostic).

Les formes chroniques du rouget restent confondues généralement avec les accidents de même ordre provoqués par d’autres causes. Sans doute beaucoup d’observations de goutte , de myélite , de rachitisme , d 'arthrite rhumatismale, à' endocardite chronique... devraient être rapportées au rouget.

h. Diagnostic sur le cadavre. — 1. Diagnostic clinique. — Les lésions du rouget aigu consistent essentiellement en des foyers multiples de congestion dans les organes parenchymateux, avec tendance aux hémorragies interstitielles. Elles portent à la fois sur la rate, le foie, le poumon et les ganglions lymphatiques.

Les altérations de l’intestin sont surtout congestives et hémorragiques; jamais l’on ne rencontre sur scs parois l’épaississement induré, blanchâtre, d’aspect fibrineux, qui caractérise la pneumoentérite. Les ganglions, partout engorgés, restent mous, infiltrés; jamais non plus ils ne présentent les foyers caséeux observés dans le hog-cholera.

Les lésions du poumon, nettement congestives, ne ressemblent en rien à ce que l’on observe dans pneumonie contagieuse et la caséification fait totalement défaut. La présence de congestions viscérales diffuses, l’intensité des lésions ganglionnaires assureront d’autre part le diagnostic.

Les altérations du système lymphatique permettront de différencier le rouget de 1 asphyxie simple ou de certaines auto-intoxications (coup de chaleur). L’aspect du sang, l'absence des tumeurs au niveau delà gorge suffiront à éliminer l’idée du charbon.

Enfin 1 examen direct du sang, ou mieux de la pulpe obtenue par le rûclage de la surface de section d’un ganglion altéré, du rein,

de la rate... montrera nettement, après coloration, la présence des bacilles.

ROUGET DU PORC

Les altérations de l’endocarde doivent être rapportées huit fois sur dix au rouget; toutefois, il existe aussi, chez le porc, des endocardites à microcoques et à streptocoques (Bang), qui ne peuvent être différenciées à première vue.

Les renseignements obtenus sur l’origine des animaux, l’apparition antérieure du rouget dans la porcherie, assureront pratiquement le diagnostic. L’examen du produit de râclage des valvules atteintes permettra de rencontrer les bacilles.

IL Diagnostic expérimental. — Les méthodes du diagnostic expérimental sont surtout précieuses alors qu’il s’agit de différencier le rouget de la pneumo-entérite, car elles permettent d’obtenir, rapidement, une certitude qui est indispensable pour établir une prophylaxie rationnelle.

On recueille par râclage, sur une coupe fraîche du foie, de la rate, d'un ganglion malade (hémorragique, succulent ou caséeux), une petite quantité de pulpe ; le tout est broyé dans un mortier et dilué dans une petite quantité d’eau distillée, ou simplement bouillie, puis refroidie; on filtre sur un linge fin; on aspire le liquide filtré dans une seringue de Pravaz et l’on injecte deux ou trois gouttes du liquide dans les muscles de la cuisse d’un lapin et d'un cochon d’Inde et dans les pectoraux d’un pigeon.

S’il s’agit du rouget, le pigeon mourra certainement, dans un délai variable entre trois et cinq jours; le lapin mourra probablement, du quatrième au huitième jour ; le cobaye ne mourra pas.

S'il s’agit de la pneumo-entérite, le lapin et le cobaye mourront certainement, du troisième au huitième jour après l'inoculation; le pigeon résistera, à moins que la dose injectée n’ait été très considérable.

Dans le cas de lésions chroniques, l’inoculation permet encore le diagnostic. La pulpe obtenue par le râclage des valvules, lors d’endocardite bacillaire, tue la souris en quatre jours en moyenne.

Étiologie. — Étude expérimentale.

Matières virulentes. — La présence du bacille dans le sang permet de prévoir l’extension de la virulence à tous les milieux organiques. De même, les produits de sécrétion et d’excrétion, la bile, l’urine, les secrétions intestinales sont virulents; les matières excrémentitielles renferment le bacille en abondance et elles constituent le véhicule le plus ordinaire de la contagion. Ivoubassof a montré que le lait pouvait contenir des bacilles.

ÉTIOLOGIE.

Réceptivité. — Le porc est seul exposé à la contagion naturelle du rouget. Sa réceptivité est modifiée par des influences diverses. On admet très généralement que les animaux appartenant à certaines races améliorées sont prédisposés; les porcs du Sufîolk auraient une api itude toute spéciale, alors que les Yorkshire, purs ou croisés, résisteraient beaucoup mieux (?). L'âge a une influence beaucoup plus certaine ; les porcelets opposent à l'infection une résistance presque absolue; celle-ci, encore très marquée vers le troisième et le quatrième mois, s’atténue rapidement à partir de ce moment. 11 n’est pas douteux qu’il existe aussi des variations étendues dans l’aptitude individuelle ; alors que la plupart des animaux adultes résistent à l’inoculation du virus tort, on rencontre quelques sujets qui se montrent sensibles à 1 action d un virus plus faible ou même notablement atténué. Enlin, une première atteinte de la maladie confère une immunité solide qui persiste pendant toute la vie.

Parmi les petits animaux, le lapin et surtout le pigeon, la souris blanche et la souris des maisons sont extrêmement sensibles à l’action du bacille, introduit par quelque voie que ce soit; tous constituent des réactifs de choix pour l’épreuve de la virulence.

Le cobaye, le campagnol (Kilt), la poule... sont réfractaires.

Modes de la contagion. — Le rôle de la contagion est le seul qui soit démontré dans l’étiologie du rouget. La présence habituelle des germes dans le sol de certaines régions, et partant l’infection accidentelle en dehors d’une contagion même très médiate, ne constitue qu’une hypothèse, d’ailleurs difficile à vérifier. Cependant, une enquête sérieuse ne permet pas toujours d’établir l'origine des épizooties de rouget et de les rattacher à un foyer préexistant.

Dans une porcherie infectée, la transmission s’opère avec une extrême facilité d'un animal à un autre; les urines et les matières diarrhéiques virulentes, rejetées en abondance, souillent les litières et les aliments; en quelques heures, tous les cohabitants sont contaminés.

L’extension aux porcheries voisines s’opère par l’intermédiaire des eaux, souillées par tes déjections et par les cadavres; ainsi s'explique sans doute la dissémination plus facile de la maladie pendant les années pluvieuses. Lydtin a vu le rouget envahir successivement toutes les porcheries situées sur le cours d'un ruisseau. Les chats, les souris, les pigeons sont des véhicules possibles

ROUGET DU PORC

de la contagion, ainsi que les personnes qui ont visité des animaux affectés ou qui ont préparé les cadavres. — La diffusion est plus facile encore dans les régions où les porcs sont conduits en troupes dans les bois et dans les champs; elle s'effectue sûrement dans les villages où les animaux vivent dans un état de demi-liberté, errant dans les cours et dans les rues.

La dissémination de 1 infection à de grandes distances est assurée par le transport des animaux atteints. Les agglomérations sur les foires et marchés constituent l’un des principaux modes de la contagion, les porcs contaminés semant ensuite la maladie dans toutes les directions. Le transport des viandes provenant d’animaux malades, leur colportage dans les villages n’est pas toujours sans danger.

L’influence étiogénique des saisons est très nette; les épizooties de rouget se montrent pendant la saison chaude (mai-septembre); au contraire, la maladie disparaît totalement ou ne sévit plus que sous une forme enzootique pendant les mois d’hiver. Les connaissances actuelles ne rendent qu’imparfaitement compte de ces faits, ainsi d’ailleurs que de différentes particularités étiologiques.

Modes de la pénétration du virus. — L 'inoculation souscutcinée est rarement suivie de l’infection chez le porc. Il est possible cependant que la transmission naturelle puisse s’opérer, en quelques cas très rares, par la souillure de plaies préexistantes ou par l’action traumatique d’un corps chargé de virus. Le lapin, le pigeon, la souris blanche, la souris des maisons, le rat blanc sont tués facilement, en quelques jours, par l’injection sous-cutanée ou intra-musculaire de quelques gouttes d’un liquide virulent.

Les voies digestives sont surtout favorables à l’infection; chez le porc, le moyen le plus sûr, pour obtenir expérimentalement la maladie, consiste à faire ingérer les viscères d’un animal qui vient de succomber. La pénétration du contage s’effectue dans l’intestin, au niveau des glandes lymphatiques; les bacilles gagnent certains foyers de culture (rate, ganglions), puis ils diffusent à la fois par les voies sanguine et lymphatique. C’est ainsi que se réalise à peu près exclusivement l’infection naturelle.

La pénétration par les voies respiratoires est obtenue, expérimentalement, par l’injection intra-trachéale ou par l’inhalation (Buchner) de matières virulentes. Il est douteux que ce mode se trouve naturellement réalisé, le virus desséché perdant très vite son activité.

ÉTIOLOGIE.

L'injection intra-veineuse est le moyen de transmission le plus sur et le plus rapide; le pigeon et le lapin sont tués ainsi en un, deux, ou trois jours.

L'injection dans les cavités péritonéale ou pleurale est également très efficace.

Pathogénie. — Le bacille du rouget, introduit dans un milieu lymphatique, très généralement au niveau de la muqueuse intestinale, se multiplie sur place et il envahit rapidement tout le système ganglionnaire. L’hyperthermie, qui constitue le premier symptôme de l’infection, apparaît, chez le porc, vingt-quatre à quarante-huit heures après une contamination par les voies digestives.

La pullulation qui s’opère dans les ganglions a pour conséquence inévitable l’ensemencement du sang ; toutefois, le sang ne renferme jamais qu’un très petit nombre de bacilles, même dans les dernières périodes de la maladie; au contraire, ils sont abondants dans les

capillaires, notamment dans le rein, dans le foie, dans la rate

Les microbes sont rarement libres ; on les trouve agglomérés en grand nombre dans les leucocytes, accolés eux-mêmes aux parois vasculaires.

Le passage des bacilles de la mère au fœtus a été observé par Koubassof, chez la lapine.

L'action pathogène s’exerce par l’intermédiaire de substances toxiques, portant principalement leur action sur les systèmes nerveux et musculaire.

Dans les formes chroniques, il s'opère des cultures en divers tissus; les microbes atténués provoquent une irritation obscure des éléments anatomiques, aboutissant à la sclérose ou à des dégénérescences locales. 11 se produit probablement aussi une intoxication lente qu’expriment les troubles généraux observés.

Résistance du virus. — Le bacille du rouget est rapidement détruit par la dessiccation, au contact de l’air et à la lumière. Au contraire, il se conserve un certain temps dans les milieux humides et obscurs. D’après certaines observations, le microbe pourrait vivre un long temps, et peut-être se reproduire, dans les terrains humides et dans les eaux stagnantes. — La virulence persiste, dans l’eau ordinaire, pendant dix-sept jours, et pendant trente-quatre jours dans l’eau distillée (Straus et Dubarry).

La résistance à la putréfaction est à peine étudiée; la virulence

ROUGET DU PORC

persiste pendant douze heures au moins dans les matières excrémentitielles et dans les fumiers ; peut-être aussi est-elle conservée quelque temps dans les cadavres enfouis.

L'action de la chaleur est bien établie ; les températures de 40-45° produisent une atténuation rapide du virus ; celui-ci est détruit en une demi-heure à 50°, en 15 minutes à 52°, en 10 minutes à 53° (Pétri), en quelques minutes à 55-58°. Le froid a une action moins évidente ; une température de — 3 à — 8° pourrait tuer en treize jours environ.

La salaison ne détruit que lentement la virulence. Cornevin a observé la transmission par de la saumure ayant contenu des viandes infectées. 11 résulte des recherches très complètes de Pétri (1) que, dans les solutions salines concentrées, la virulence des cultures pures n’est détruite qu’après vingt-six jours; dans la saumure, la destruction est complète en sept jours environ. La salaison proprement dite, avec le sel marin et le salpêtre, n a pas détruit complètement la virulence, dans les jambons, après trente jours. Dans la saumure, les morceaux sont encore virulents après 170 jours. Le fumage n’a pas une action plus marquée; après trois mois, un jambon parfaitement fumé est encore virulent ; ce n’est guère qu’après six mois que les bacilles sont entièrement détruits.

Variations expérimentales de la virulence. — Les études entreprises, dès 1882, par Pasteur et Thuillier, portèrent tout d’abord sur l’action pathogène du virus à l’égard des petits animaux doués de réceptivité, tels que le pigeon et le lapin. Si l'on pratique, sur le pigeon, des inoculations en série, on voit que l’évolution de la maladie se précipite à chaque passage ; cette exacerbation de la virulence se maintient si le virus est reporté sur le porc; les sujets inoculés sont tués beaucoup plus sûrement et en un temps beaucoup plus court qu’avec le virus initial.

Si les inoculations sont pratiquées de même, en série, sur le lapin, la virulence est encore augmentée pour le lapin, qui meurt de plus en plus vite, mais elle est diminuée graduellement pour le porc qui ne présente plus, à la suite de l’inoculation, que des accidents sans gravité.

On peut ainsi créer pour le porc, en partant du contage normal,

(1) Pétri. — Ueber die Widerstandsfâhigheit der Bactérien des Sc/iweinerothlaufs in Iieinculluren and im F/eisch rothlaufkranker Schiveine gegen Kac/ten , Schmoren , Bralen, Salzen, Einpokeln und Rauchern. Àrb. aus dem Kaiserl. Gesundheitsamte, t. Il, 1890.

IMMUNISATION.

deux séries de virus d’énergie divergente, les uns de plus en plus renforcés par leurs passages chez le pigeon, les autres de plus en plus atténués par leurs passages chez le lapin. Il sera possible de choisir, dans cette « échelle de virulence », un ou plusieurs virus qui, inoculés successivement au porc, seront capables de conférer une maladie bénigne et d’assurer en même temps l’immunité.

L’atténuation est réalisée de même par la simple exposition des cultures au contact de l’air; dans ces conditions, la virulence s’atténue progressivement et des vaccins pourraient être préparés par ce mode.

Dans tous les cas, la modification de la virulence est transmissible par hérédité; l’on obtient des virus atténués dans le sens restreint du mot.

Immunisation. — I. L immunisation parles virus atténués a été réalisée, dès 1883, par Pasteur et Thuillier. Elle est obtenue par l’inoculation sous-cutanée des cultures d’un microbe atténué par son passage à travers l’organisme du lapin. On emploie deux virus d’énergie différente; un premier, très affaibli, confère au porc inoculé une résistance qui lui permet de recevoir sans danger un second vaccin, de virulence plus grande. Le porc ainsi traité est mis à l’abri de tous les modes possibles de l’infection, naturelle ou expérimentale.

IL Emmerich et Mastbaum (1) ont conféré l’immunité au lapin en inoculant, sous la peau, de petites quantités de matières virulentes, ou encore en injectant, dans les' veines, à diverses reprises, des cultures virulentes diluées. Les injections du sérum provenant des animaux ainsi vaccinés sont capables d’assurer l’immunité chez les souris et les lapins, et même d’arrêter la marche de l’infection, lors d’une contamination préalable.

Le suc musculaire des animaux vaccinés jouit également de propriétés immunisantes. Filtré sur le Chamberland et inoculé à la souris, à la dose de 1 1/2 — 4 cc., il immunise la presque totalité des sujets (19 sur 22). Le même résultat est obtenu chez le lapin.

111. Lorenz (2) obtient l’immunisation avec le sérum des animaux vaccinés. Dès le quatrième et même dès le deuxième jour qui suit 1 inoculation d un virus vaccin, le sérum renferme une substance immunisante. Cdiez le lapin et chez le porc, l'inoculation de

(1) Emmerich et Mastbaum. — Die Ursache cler Immunitiit.... Archiv fur Hygiène, Jahrg. XXXNllI, 1891, p. 339 et 35G. Emmerich. — Münch. Medic. Wochens., 1891, nos 19-20.

(2) Lorenz. — Ein Schutzonpfungsverfahren gegen Schvieinerothlauf. Centrait', fur liakter., t. XIII, 1893, p. 357.

ROUGET DU PORC

ce sérum, à la dose de 1 gr. par kilogr. de poids vif, confère l’immunité, après deux jours seulement. On obtient un liquide facile à conserver, en additionnant 30 parties de sérum de 30 parties de glycérine et de 40 parties d’eau.

De tous ces procédés, celui de Pasteur et Thuillier est le seul qui soit utilisé dans la pratique.

Traitement.

De nombreux moyens de traitement ont été proposés contre les maladies rouges du porc ; les vomitifs, tels que l’émétique et l’ipéca, les purgatifs, notamment le calomel, à la dose de 3 à 5 grammes, ont été préconisés depuis longtemps, seuls ou associés aux révulsifs (Chansou). — Les bains froids, les affusions d’eau acidulée froide..., ont été aussi conseillés.

Plus récemment, on a eu recours aux antiseptiques, employés sous toutes les formes; frictions répétées avec les solutions de créoline, de naphtol ou de résorcine, administration en breuvages des mêmes substances, injections hypodermiques d’acide phénique (solution à 1/2 p. 100) ou de chlorhydrate de quinine.

L’efficacité de ces interventions est difficile à démontrer. En l’absence de tout traitement, un certain nombre d’animaux résistent aux formes aiguë ou subaiguë tandis que tous, traités ou non, succombent lors d’évolution rapide.

Les accidents chroniques ne sauraient être efficacement combattus et il est économiquement indiqué de sacrifier les malades.

Prophylaxie.

La prophylaxie du rouget comprend à la fois l’étude des moyens capables de mettre les animaux à l’abri de la contagion et celle des mesures sanitaires propres à éviter celle-ci.

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