ÉTABLES
saines.
PROPORT.
des
étables
saines.
Jylland
Lyn
Sjælland
.Môen
Lolland-Falster.
Bornholm
Totaux
et moyennes
générales
On trouve 30 p. 100 de bovidés tuberculeux à l’abattoir de Copenhague.
Autriche-Hongrie. — On ne possède pas de documents statistiques. De juin 1889 à mai 1890, on compte à Vienne, dans les six abattoirs d'un canton, 1514 bovidés tuberculeux, sur un total de 84 238 abattus; soit une proportion de 1,80 p. 100 (Czokor).
Italie. — La tuberculose est extrêmement fréquente en nombre de régions (Perroncito). En Lombardie, 30 p. 100 au moins des vaches sont affectées (Fiorentini, Franceschi). Dans la campagne romaine, on compte 4 p. 100 de tuberculeux chez les bovidés de race allemande variété romaine) ; le taux s’élève à 30 p. 100 dans les étables des laitiers (Giovanni). On compte 7,5 p. 100 de bovidés tuberculeux à l’abattoir de Rome; la moyenne générale est de 10 p. 100 à l’abattoir de Milan ; la proportion s'élève à 20-30 p. 100 pour les vaches provenant du Milanais.
La maladie est très rare en Sardaigne; de 1892 à 1890, on n'a rencontré que deux cas de tuberculose à l'abattoir de Cagliari, sur un total de 27 989 bovidés abattus (Sanfelice).
Roumanie. — La tuberculose est communément observée. A l’abattoir de Bucharest, la proportion des tuberculeux, qui n’était que de 2 p. 1000, s'est élevée à 3 p. 100 depuis que l'on accorde une légère indemnité aux propriétaires (Vincent).
Russie. — La maladie, presque inconnue sur le bétail des steppes,
(1) Bang. Tuberkulinsagen og Tuberlailmproverne. Moanedskrift for Dyrlae^er t IX 1897, p. 219.
TUBERCULOSE
sévit gravement sur les races importées et sur leurs croisements. D’après Semmer, il existe à coup sûr plus d’un demi-million de bovidés tuberculeux. La proportion est de 7,26p. 100 à l’abattoir de Moscou (1894). En 1895, Petrowsky rencontre 18,2 p. 100 de malades dans les métairies du gouvernement militaire de l'Oural.
Afrique. — La tuberculose est encore peu répandue chez les races indigènes. En Algérie , on trouve au plus un animal tuberculeux sur 10 000; par contre, le bétail européen importé est souvent affecté. La situation est analogue en ! Tunisie ; à l’abattoir de Tunis, on trouve 2 cas de tuberculose en 1892 (20 247 abattus), 1 cas en 1893 (26992 abattus), 15 cas en 1894 (27618 abattus). En Égypte , Piot rencontre 5 p. 100 de malades dans les domaines de l’État. La tuberculose est inconnue au 7 ranswaal et elle n’est importée que depuis peu dans le Natal (1).
Asie. — La tuberculose a pris au Japon une extension rapide sur le bétail importé. Les bovidés d’origine américaine donnent 50 p. 100 de tuberculeux dans les abattoirs; les animaux d’origine anglaise paient le même tribut ; au contraire, le bétail indigène est indemne jusqu'ici Janson).
Amérique. — Les États-Unis du Nord donnent des indications souvent discordantes, mais alarmantes toujours. Dans le New-York, Plaine trouve, en 1887, 21 p. 100 d’animaux tuberculeux sur 4 000 examinés. Dans le Massachusetts, l’emploi systématique de la tuberculine donne les résultats suivants :
Trouvés
Pourcent.
Pourcentage
Bovidés
tuberculeux
Tuberculose
des
de tuberculose
Années.
tuberculeux.
et abattus.
généralisée.
tuberculeux.
généralisée.
1897 (au 30 juin)..
Dans l'Iowa, Stalker et Niles découvrent 14 p. 100 de tuberculeux; on estime, en 1896, que 50 p. 100 des vaches sont affectées dans les laiteries de Chicago.
Au Mexique , la proportion est de 34 p. 100 de l’effectif, d’après Fleming. Dans la République Argentine , un demi p. 100 des bovidés indigènes et 10 à 15 p. 100 des sujets améliorés sont frappés (Even). Au Chili, le taux s’élève à 28-30 p. 100 de l’effectif total. A Santiago, presque toutes les vaches laitières sont affectées; l’abattoir donne une proportion de 40-60 p. 100. Cinq pour cent des porcs sont tuberculeux (Monfallet).
Australie. — LTne commission officielle évalue, en 1886, 2 p. 100 au
moins le nombre des bovidés atteints dans la colonie de Victoria; on trouve 10-20 p. 100 de tuberculeux dans les abattoirs et chez les bêtes du commerce.
(1) La tuberculose des bovidés est inconnue des Boërs qui n’ont pas de mot pour désigner la maladie; au contraire, les poules sont souvent affectées.
Tiieii.er. Die Tubercutosis unter den Hausthieren in Süd-Afrika. Schweizer Archiv fur Thierheilk., 1897, p. 100.
STATISTIQUE
L Porc. — Beaucoup moins fréquente que chez les bovidés, la tuberculose du porc est observée principalement dans les pays où les sujets sont entretenus industriellement et nourris avec des matières d'origine animale (petit-lait, viandes ou résidus d’abattoirs).
En France, la maladie est rare. En Allemagne , au contraire, elle est souvent rencontrée. Sur un total de 2630961 porcs sacrifiés dans les abattoirs prussiens en 1895-96, on trouve 23031 tuberculeux, soit 0,87 p. 100; en 1896, la proportion est de 0,22 p. 100 en Bavière et de 2,74 p. 100 en Saxe. Le pourcentage atteint, en 1895, 2,7 à Leipzig, 3,08 à Berlin, 3,4 à Dresde, 3,5 à Lübeck, 4,6 à Bromberg, 6,2 à Kiel...
En Hollande, le taux de la maladie n’atteint pas 1 p. 100 dans les abattoirs de Leyde, d’Utrecht et de Rotterdam.
En Danemark, les porcs sont particulièrement exposés ; à l’abattoir de Copenhague, la proportion des tuberculeux atteint 14 p. 100.
En Russie, la tuberculose du porc augmente chaque année, chez les animaux améliorés par les croisements avec les races occidentales. A l’abattoir de Moscou, la proportion des tuberculeux atteint 0,88 p. 100.
c) Cheval. — La tuberculose du cheval n’est nullement menaçante; elle constitue une maladie tout exceptionnelle. Dans les abattoirs, la proportion est comprise enlre 1 p. 1000 et 1 p. 10000.
cl) Mouton et chèvre. — L’infection est très rare chez ces espèces; elle est à peine signalée en France.
En Allemagne , la maladie est constatée régulièrement dans les abattoirs. En 1895-1896, la proportion des moutons et des chèvres tuberculeux est, en Prusse, de 0,1 p. 100; en 1896, elle s’élève à 0,07 p. 100 en Saxe.
A l’abattoir de Moscou, on compte, en 1893, une moyenne de 0,05 p. 100 chez les moutons.
e) Chien et chat. — La tuberculose du chien, sans constituer une rareté clinique, est au moins tout exceptionnelle. A l’École vétérinaire de Dresde, Eber rencontre la tuberculose chez 2,75 p. 100 des chiens et chez 1 p. 100 des chats morts ou abattus. Frôhner, à Berlin, constate la maladie chez 0,04 p. 100 des chiens et chez 1 p. 100 des chats présentés à sa clinique. Cadiot, à Alfort, donne une proportion de 1 tuberculeux pour 225 malades.
f) Oiseaux. — La tuberculose est d’une fréquence extrême chez les oiseaux de basse-cour; c’est par milliers que succombent les poules, les faisans et les sujets des autres espèces.
Les oiseaux de volière sont décimés aussi par la maladie. Chez le perroquet, la tuberculose, sous scs diverses formes, est constatée à Berlin sur le quart des oiseaux présentés (170 cas sur 700 malades; FrOhner .
IL — Ces chiffres, si alarmants déjà, acquièrent une signification plus redoutable encore si on les rapproche des quelques
TUBERCULOSE
données statistiques antérieurement acquises. Partout la même constatation s’impose : Ja tuberculose bovine est envahissante; elle progresse avec une effrayante rapidité.
En France, la tuberculose était commune, dès le commencement du siècle, dans les étables de Paris et de la banlieue, c’està-dire dans des milieux où la contagion est devenue rare aujourd’hui. En 1839, Hurtrel d’Arboval estime que « le nombre des vaches ruinées par la phtisie pulmonaire est d’une bôte sur huit ou dix dans la Brie, la Beauce, le pays de Gaux ». Mais à cette époque aussi la plupart des provinces sont à peine atteintes. Bernard, vers 1830, déclare n’avoir jamais rencontré la tuberculose dans le sud-est, qui a aujourd’hui de 10 à 50 p. 100 de malades. Dans ces trente dernières années, nous avons assisté à l’envahissement du Nivernais et de la Bretagne. Quelques populations seules restaient presque indemnes, comme les Salers ; elles sont entamées aujourd’hui.
C’est hors de France qu’il faut aller chercher des documents précis et convaincants.
En Belgique, le vétérinaire Brouwier déclare, à la Chambre des députés, que « la tuberculose a pris dans le pays une extension de plus en plus inquiétante; dans ces dernières années, on a remarqué, dans les abattoirs surtout, que le nombre des cas augmente considérablement et que leur gravité s’accentue davantage».
En Allemagne, les statistiques des abattoirs montrent que la maladie s’accroît d’année en année avec une régularité mathématique. De 1891 à 1896, la moyenne générale s’élève progressivement en Prusse de 8,1 p. 100 à 8,6, 8,9, 9,01, 11,4, 13,2 p. 100.
En Bavière, le taux des tuberculeux est de 1,62 p. 100 en 1877, 1,64 p. 100 en 1878, 2,7 p. 100 en 1888, 5 p. 100 en 1895.
En Saxe, la progression est constante depuis dix années :
Pourcentage des bovidés ) , „ tuberculeux S
Les chiffres suivants, empruntés à quelques abattoirs, donneront une idée plus nette encore de l’aggravation constatée :
Pl
• opor
lion
de tubercule
ux p.
Leipzig
Schwerin