‹ Les maladies microbiennes des animauxChapitre 109 sur 169 · LS · texte numérisé non relu

LS

Leipzig

Bromberg

* Lubeck

Dresde

Magdebourg

Francfort -a-0

Potsdam

Fribourg-i-B

* Rostock

* Malle-a-S

Stolp

Karlsruhe

Zwickau

Ces statistiques sont recueillies dans les abattoirs surveillés et les animaux le plus gravement atteints sont naturellement soustraits à ce contrôle; de plus, un très grand nombre de tuberculoses locales échappent à l'examen sommaire des inspecteurs. « C’est un fait, dit Ostertag, qu'à l'abattoir de Berlin un tiers des bovidés âgés de plus de deux ans sont affectés de tuberculose, si l’on tient compte des lésions qui sont confinées dans tel ou tel groupe de ganglions lymphatiques. » Avant même que la

(1) Les chitTres concernant les villes marquées d’un (*) s’appliquent aux années administratives (1er avril-3l mars) 1894-1895 et 1835-1896.

TUBERCULOSE

tuberculine n’ait démontré l'extrême fréquence dos tuberculoses muettes, W ilbrandt estimait à 35 p. 100 le taux des tuberculeux dans le Mecklembourg, et Siedamgrotzky portait ce chiffre à 75 p. 100 pour la Saxeroyaume. En Bavière la tuberculine dénonce 41,9 p. 100 de tuberculeux (1896).

Les dommages causés sonténormes ; Siedamgrotzky porte à huit millions et demi de francs la perte résultant, en 1895, de la saisie des animaux tuberculeux (1) ; encore faut-il remarquer que ce chiffre est très inférieur

partielle ou totale des animaux, Ronneberger estime que la tuberculose animale coûte à l’Allemagne plus de 113 millions de francs chaque année.

Grande-Bretagne. — En 1879, le professeur Walley (2) dénonce la tuberculose comme l’un des« quatre lléaux » qui frappent l’espèce bovine. Les races qui présentent le plus de réceptivité, dit-il, sont celles d’Alderney etde Shorlhorn. Certaines familles de courtes-cornes sont particulièrement décimées, et celles surtout qui sont les plus améliorées et les plus pures ; la proportion des tuberculeux, chez elles, atteint et dépasse la moitié des effectifs. Les vieilles races non améliorées sont presque indemnes. Les anciens bœufs à face fumée (Smoky faced) du Montgomeryshire sont rarement tuberculeux ; il en est de même de la vieille race à longues cornes du Stafïordshire. Les célèbres races d’Alderney, de ShorLhorn, d’Ayr... sont décimées; les familles les plus appréciées des Durham, celle des « Duchess » par exemple, menacent de disparaître à bref délai. Un rapport officiel, basé sur une enquête sommaire, admet un taux variable de 3 à 17 p. 100. llunting, qui examine 4000 bêtes, trouve 20 p. 100 de tuberculeuses. Des statistiques officielles récentes indiquent un pourcentage de 18,7 dans le Durham, de 20 dans le Midlothian, de 22,8 dans le Yorkshire, de 25 dans les vacheries de Londres et de 40 dans celles d’Edimbourg (Williams). L’Ayrshire compte 70 à 80 p. 100 de malades. Par contre, la tuberculose est rarement signalée sur le bétail de Devon, d’Aberdeen, des comtés de Stafford et de Montgomery (3). Mac Fadyean estime que la proportion des bovidés tuberculeux dépasse certainement 5 p. 100 chez les animaux âgés de plus de deux ans.

Hollande. — La tuberculose est fréquente dans le district des distilleries de Schiedam-Rotterdam, où elle atteint le taux de 3,4 p. 100. Schmidt donne, pour certains districts, un chiffre de 20 p. 100 de tuber-

(1) On use en Allemagne de la plus grande tolérance quant à la saisie des animaux tuberculeux ; en Prusse, le taux des saisies est, en 189f>, de 1.7 p. 100 des tuberculeux. On voit que la saisie totale, réclamée par certains théoriciens, coûterait plus de 400 millions chaque année.

Siedamgrotzky. Die vélerinàrpolizeiliche Bekiimpfung der Tuberculose des Rindcs. Ar- -chiv fur Thierheilk., t. XXIV, 1898, p. G4.

(2) Walley. The four bovine scourges, 1 vol., 1879.

(3) Mac Fadyean. The prevalence of tuberculosis among caille in Créât Dritain. The Journ. of comp. Path„ and Ther., 1892, p. 5G.

STATISTIQUE

culeux. La proportion des bovidés tuberculeux dans les abattoirs est de b p. 100 à Amsterdam (1890), de 3,2 p. 100 à Rotterdam (1894), de 3 p. 100 à Leyde (1895) et seulement de 1,89 p. 100 à Utrecht (1890).

Danemark. — L’emploi de la tuberculine a permis de se rendre un compte exact de la répartition de la maladie. Les statistiques de Rang (1 ) portent qu’en septembre 1897, 158991 animaux ont été soumis à l'épreuve de la tuberculine ; les résultats sont consignés ci-après:

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