CHOLÉRA DES CANARDS
L’apparilion successive, dans un même lieu, de l'entérite des faisans et de la septicémie des cygnes permet de soupçonner aux deux maladies une commune origine.
Étude clinique. — Symptômes. — Les animaux affectés sont tristes; la démarche est mal assurée; l’appétit est faible; plus lard, une diarrhée abondante s’établit, avec rejet de matières jaune grisâtre ou verdâtres. On ne constate pas l’état comateux et la somnolence observés dans le choléra des poules.
L’évolution est complète en cinq à huit jours.
Lésions. — Les altérations portent surtout sur l’intestin ; la muqueuse, congestionnée, de teinte rouge brun, est recouverte par un enduit visqueux ou par un exsudât croupal. On ne t rouve pas d’ecchymoses sur les séreuses, ni d’exsudats dans les cavités. Le foie est friable ; la rate est tuméfiée, mais non hémorragique.
Le sang, la rate... et surtout le contenu intestinal renferment les bactéries spécifiques.
Étiologie. — Étude expérimentale. — Les faisans sont seuls frappés ; les mâles sont atteints de préférence.
L'infection expérimentale du faisan est obtenue par l’inoculation, sous la peau ou dans les veines, de quelques gouttes d'une culture récente en bouillon. L’ingestion détermine une évolution identique, dans sa marche et dans ses caractères, à celle qui est observée lors d’infection accidentelle.
Les poules reçoivent impunément 2 à .3 centimètres cubes de culture virulente; cette inoculation ne leur assure aucune immunité à l’égard du choléra aviaire. Les lapins et les cobayes sont complètement réfractaires.