‹ Les maladies microbiennes des animauxChapitre 16 sur 169 · CHOLÉRA DES CANARDS · texte numérisé non relu

CHOLÉRA DES CANARDS

(Cornil et Toupet) (1).

La maladie a sévi, à l’état épizootique, au Jardin d’Acclimatation de Paris, sur les canards exclusivement.

L'agent de la contagion se présente sous la forme de bactéries très voisines, par leur forme et par leurs dimensions, de celles du choléra des poules et de la septicémie des lapins.

Étude clinique. — « La maladie est caractérisée par la diarrhée, de l’affaiblissement progressif et des tremblements musculaires. La mort survient en deux ou trois jours.

« A l’autopsie des animaux morts spontanément, on trouve des ecchymoses très marquées de la surface du péricarde viscéral, parfois même delà péricardite, delà congestion du foie et une dégénérescence; la surface péritonéale de l’intestin est très congestionnée, souvent avec de petites ecchymoses. Le péritoine, même lorsqu’il ne présente pas de lésion visible à l’œil nu, est parsemé à sa surface de bacilles divers, provenant

(1) Cornil et Toupet. Sur le choléra des canards. C. R. Ac. des sciences, t. CV1II, 1888, p. 1747.

LES SEPTICÉMIES HEMORRAGIQUES.

d une migration à travers les parois de l’intestin. La muqueuse intestinale est trèscongestionnée, surtoutau niveau dugros intestin, qui cstdistendu par une sécrétion muco-sanguinolente. »

Etiologie. — Étude expérimentale. — Les canards seuls, et même certaines races exclusivement, contractent naturellement la maladie. Ainsi les canards domestiques, y compris les labradors, sont tous tués, tandis que les espèces sauvages et exotiques sont épargnées.

La contagion s’exerce, sans aucun doute, par les voies digestives. A la suite de l’ingestion expérimentale du virus, mêlé aux aliments, les sujets meurent en un à trois jours, en présentant les lésions de la maladie spontanée.

L’inoculation sous-cutanée tue les canards de toutes les races ; mais alors que les animaux des variétés domestiques succombent en un ou deux jours, les autres survivent parfois pendant onze et quinze jours.

Les poules , les pigeons et les cobayes résistent à l’inoculation souscutanée des cultures; le lapin n’est tué que par de grandes quantités de virus (2 c.c. de la culture) et dans quelques cas seulement.

Prophylaxie. — Particulière à une seule espèce, la maladie est de beaucoup moins redoutable que le choléra des poules. Les mesures sanitaires conseillées contre celui-ci suffiraient à enrayer promptement la contagion.

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