III. — Diagnostic
a) Diagnostic sur l'animal vivant. — En raison à la fois de la rapidité de son évolution et de l’absence de tout symptôme propre, le diagnostic d’un premier cas de rouget est souvent difficile. La maladie peut être confondue avec divers accidents sporadiques. L 'érysipèle, consécutif aux traumatismes portant sur la tète, est exprimé par la coloration foncée et l’inflammation des téguments au voisinage des plaies d’inoculation. Le coup de chaleur , fréquent chez les porcs gras, entassés en trop grand nombre dans les wagons ou dans les voitures, pendant la saison chaude, simule d’autant mieux le rouget qu’un certain nombre d’animaux sont atteints en même temps. Comme dans le rouget, la congestion pulmonaire est exprimée par la coloration des muqueuses et par les troubles de la respiration ; il existe en outre des taches rouges sur la peau. Les conditions dans lesquelles les accidents se produisent mettent cependant sur la voie du diagnostic différentiel. Le charbon bactèridien, rare chez le porc, est décelé par une tuméfaction caractéristique dans la région de la gorge. (V. ciiaubon