DU PORC
ROUGET DU PORC
Le rouget est différencié encore de toutes les maladies précédentes par son caractère nettement enzootique ; c’est généralement alors qu’un certain nombre d’animaux ont succombé, que l’on est appelé à se prononcer et le diagnostic différentiel se trouve limité à la pneumo-entèrite. La rapidité plus grande de l’évolution du rouget et la rareté des accidents aigus chez les porcelets fournissent d’utiles indications (V. pneumo-entérite ; diagnostic).
Les formes cutanées du rouget sont inévitablement confondues avec des lésions d’origine différente. Une indication générale peut au moins être formulée ; il convient de rapporter systématiquement au rouget toutes les affections éruptives, enzootiques dans une étable ou dans une région, alors que leur nature ne peut être sûrement précisée. La pseudo-urticaire du rouget sera facilement reconnue d’après les caractères de l’éruption et la coexistence d’une période fébrile initiale.
Le diagnostic des formes chroniques est encore plus incertain ; nombre d’observations de goutte, de rachitisme , d'arthrite rhumatismale, d’ endocardite chronique... appartiennentréellementau rouget. La présence habituelle du rouget dans une localité, et les renseignements obtenus sur les antécédents des malades (éruption rouge initiale) fournissent d’utiles indications.
b) Diagnostic sur le cadavre. — I. Diagnostic clinique. — Les lésions du rouget aigu consistent essentiellement en des foyers multiples de congestion dans les organes parenchymateux, avec tendance aux hémorragies interstitielles. Elles portent à la fois sur la rate, le foie, le poumon et les ganglions lymphatiques.
Les altérations de l’intestin sont congestives et hémorragiques ; jamais l’on ne rencontre sur les parois l’épaississement induré qui caractérise la pneumo-entèrite. Les ganglions engorgés restent mous, infiltrés ; ils ne présentent pas les foyers caséeux observés dans le hog-cholera. Les lésions du poumon sont également congestives ; la caséification fait totalement défaut. La présence de congestions viscérales diffuses et la constatation d’engorgements ganglionnaires généralisés assurent encore le diagnostic. L 'asphyxie simple est différenciée du rouget par l’absence des tuméfactions ganglionnaires et de la néphrite hémorragique, constantes dans le rouget (Rieck). Le charbon bactcridien est dénoncé par les caractères du sang et par la présence habituelle d’une tuméfaction dans la région de la gorge.
L’examen du sang ou des pulpes d'organes (ganglions, rein, rate...) après coloration simple ou parleGram, fixe rapidement le diagnostic.
ÉTIOLOGIE.
Parmi les multiples formes à décours chronique, l’endocardite verruqueuse est le plus facilement reconnue; à de très rares exceptions près, elle appartient au rouget. L’examen du raclage des valvules atteintes permet de déceler les bacilles. — L’origine des autres localisations est difficilement prévue d’après l’aspect des lésions et l’examen bactériologique est insuffisant presque toujours.
II. Diagnostic expérimental. — Les méthodes du diagnostic expérimental sont surtout précieuses alors qu’il s’agit de différencier le rouget de la pneumo-entérite ; elles permettent d’obtenir, rapidement, une certitude qui est indispensable pour établir une prophylaxie rationnelle.
On recueille par raclage, sur une coupe fraîche du foie, de la rate, d’un ganglion malade (hémorragique, succulent ou caséeux), une petite quantité de pulpe ; celle-ci est broyée dans un mortier et diluée dans 3-5 c.c. d’eau bouillie; on filtre sur un linge fin; on aspire le liquide filtré dans une seringue de Pravaz et l’on injecte un demi ou un centimètre cube du liquide dans les muscles de la cuisse d’un cobaye et dans les pectoraux d’un pigeon.
S’il s’agit du rouget, le pigeon mourra certainement, du troisième au cinquième jour ; le cobaye restera indemne ;
S’il s’agit de la pneumo-enlèrite , le cobaye mourra certainement, du troisième au huitième jour après l'inoculation ; le pigeon survivra.
Dans le cas de lésions chroniques, l’inoculation h des réactifs très sensibles permet encore le diagnostic. La pulpe obtenue par le raclage des valvules, lors d’endocardite bacillaire, tue ordinairement la souris en quatre ou cinq jours.
Étiologie. — Étude expérimentale.
Matières virulentes. — La présence du bacille dans le sang permet de prévoir l’extension de la virulence à tous les milieux organiques. De même, les produits de sécrétion et d’excrétion, la bile, l’urine, les sécrétions intestinales, sont virulents; les matières excrémentitielles renferment le bacille en abondance et elles constituent le véhicule le plus ordinaire de la contagion. Koubassof a montré que le lait pouvait contenir des bacilles.
Réceptivité. — Le porc et, tout exceptionnellement, le lapin et le pigeon, sont exposés à la contagion naturelle.
Parmi les influences capables de modifier la réceptivité du porc, celle de la race est insuffisamment établie. La résistance des ani-
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maux anglais ou américains n’est pointliée à leur origine; importés sur le continent européen, ils sont contaminés avec une extrêmefacilité. — L’âge a une influence plus certaine ; les porcelets offrent une résistance marquée à l’infection jusqu’à l’âge de trois ou quaire mois ; ils résistent à des inoculations capables de tuer les sujets adultes ; exposés à l’infection, ils restent indemnes ou ils présentent des formes atténuées de l’infection (formes cutanées).
11 n’est pas douteux qu’il existe des variations étendues dans l’aptitude individuelle; alors que la plupart des animaux adultes résistent à l’inoculation du virus fort, on rencontre quelques sujets qui se montrent sensibles à l’action d’un virus atténué. Enfin, une première atteinte de la maladie confère une immunité solide qui persiste pendant toute la vie.
Parmi les petits animaux, le lapin , le pigeon , la souris blanche et la souris des maisons sont extrêmement sensibles à l’action du bacille, introduit par quelque voie que ce soit ; tous constituent des réactifs de choix pour l’épreuve de la virulence. .
Le cobaye, le campagnol (Kilt), la poule... sont réfractaires.
Modes de l'infection. — La contagion joue un rôle nettement prépondérant et peut être exclusif.
Dans une porcherie infectée, la transmission s’effectue sûrement d'un animal à un autre; les urines et les matières diarrhéiques virulentes, rejetées en abondance, souillent les litières et les aliments; en quelques heures, tous les cohabitants sont contaminés.
L’extension aux porcheries voisines s’opère par l’intermédiaire des eaux, souillées par les déjections et par les cadavres; ains. s’explique peut-être la dissémination plus facile de la maladie pendant les années pluvieuses. Lydtin a vu le rouget envahir successivement toutes les porcheries situées sur le cours d’un ruisseau . Les chats, les souris, les pigeons... sont des véhicules possibles de la contagion, ainsi que les personnes qui ont visité des animaux affectés ou qui ont préparé les cadavres. — La diffusion est plus facile encore dans les régions où les porcs sont conduits en troupes dans les bois et dans les champs; elle s’effectue sûrement dans les villages où les animaux vivent dans un état de demi-liberté, errantdans les cours et dans les rues. — Lesagglomérations sur les foires et marchés constituent l’un des principaux modes de la contagion ; les porcs contaminés disséminent ensuite la maladie dans toutes les directions. Le transport des viandes provenant d’ani-
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maux malades, leur colportage dans les villages, est une causé possible de la diffusion.
La dissémination de l’infection à de grandes distances est assurée par le transport et l’importation des animaux atteints; c’est ainsi qu’ont été successivement créés la plupart des foyers actuels.
L’iniluence étiogénique des saisons est très nette; les épizooties de rouget se montrent pendant la saison chaude (mai-septembre) ; la maladie disparaît totalement ou ne sévit plus que sous une forme enzootique pendant les mois d’hiver. Les connaissances actuelles ne rendent qu’imparfaitement compte de ces faits, ainsi d’ailleurs que de différentes particularités étiologiques.
Modes de la pénétration du virus. — L 'inoculation souscutanèe est rarement suivie de l’infection chez le porc. Il est possible cependant que la transmission naturelle puisse s’opérer, en quelques cas, par la souillure de plaies préexistantes ou par l’action traumatique d’un corps chargé de virus. Le lapin, le pigeon, la souris blanche, la souris des maisons, le rat blanc sont tués en quelques jours par l’injection sous-cutanée ou intra-musculairc de quelques gouttes d’un liquide virulent.
Les voies digestives sont surtout favorables à l’infection ; le moyen le plus sûr, pour obtenir expérimentalement la maladie, consiste à faire ingérer les viscères d’un animal qui vient de succomber. C’est par les voies digestives que s’opère à peu près exclusivement l’infection naturelle.
La pénétration par les voies respiratoires est obtenue expérimentalement parl'injection intra-trachéalc ou par l’inhalation (Buchner) de matières virulentes. Il est douteux que ce mode se trouve naturellement réalisé, le virus desséché perdant très vite son activité.
L injection intra-veineuse est le moyen de transmission le plus rapide; le pigeon et le lapin sont tués ainsi en deux ou trois jours. — Le dépôt du virus dans les cavités péritonéale ou pleurale est également efficace.
Pathogénie. — Le bacille du rouget, introduit dans un milieu lymphatique au niveau de la muqueuse intestinale, se multiplie sur place et il envahit rapidement tout le système ganglionnaire. L’hyperthermie, qui constitue le premier symptôme de l’infection, apparaît, chez le porc, vingt-quatre à quarante-huit heures après une contamination par les voies digestives.
Une pullulation active s’opère dans les ganglions et les bacilles
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sont déversés dans le sang. Tous les parenchymes sont ensemencés par la grande circulation. Les microbes cultivent dans les réseaux capillaires, notamment dans le rein, dans le foie, dans la rate... ; on les trouve agglomérés en grand nombre dans les leucocytes, accolés eux-mêmes aux parois vasculaires.
Le passage des bacilles de la mère au fœtus a été observé, chez la lapine, par Koubassof.
L’action pathogène s’exerce par l’intermédiaire de substances toxiques, portant principalement leur action sur les systèmes nerveux et musculaire.
Les réseaux capillaires de la peau constituent un terrain de prédilection pour les bacilles; dans les formes atténuées, la culture s’opère en des territoires limités, dans les vaisseaux ou dans le tissu conjonctif après leur issue par diapédèse ou par hémorragie. Les thromboses initiales et l’inflammation consécutive sont dues à l’action des toxines microbiennes sur la circulation capillaire.
Les formes chroniques sont liées également à la culture en des lieux d’élection (peau et séreuses); les microbes provoquent une irritation obscure des éléments anatomiques, aboutissant à la sclérose ou à des dégénérescences locales. Il se produit probablement aussi une intoxication lente qu’expriment les troubles généraux observés.
Résistance du virus. — Le bacille du rouget est rapidement détruit par la dessiccation , au contact de l’air et à la lumière. Au contraire, il se conserve dans les milieux humides et obscurs. D’après certaines observations, le microbe pourrait vivre un longtemps, et peut-être se reproduire, dans les terrains humides et dans les eaux stagnantes. — La virulence persiste, dans l’eau ordinaire, pendant dix-sept jours, et pendant trente-quatre jours dans l’eau distillée (Straus et Dubarry).
La résistance à la putréfaction est à peine étudiée; la virulence persiste pendant douze heures au moins dans les matières excrémentitielles et dans les fumiers ; peut-être est-elle conservée quelque temps dans les cadavres enfouis.
L’action de la chaleur est bien établie ; les températures de 40- 45° produisent une atténuation rapide du virus; celui-ci est détruit en une demi-heure à 50°, en quinze minutes à 52°, en dix minutes à 53° (Pétri), en quelques minutes à 55-58°. Le froid a une action moins évidente; une température de — 3 à — 8° pourrait tuer en treize jours environ.
MODIFICATIONS DE LA VIRULENCE
La salaison ne détruit que lentement la virulence. Cornevin a observé la transmission par de la saumure ayantcontenu des viandes infectées. Il résulte des recherches de Pétri que, dans les solutions salines concentrées, la virulence des cultures pures n’est détruite qu’après vingt-six jours; dans la saumure, la destruction est complète en sept jours environ. La salaison proprement dite, avec le sel marin et le salpêtre, n’a pas détruit complètement la virulence, dans les jambons, après trente jours. Dans la saumure, les morceaux sont encore virulents après cent soixante-dix jours. Le fumage n’est pas plus efficace ; après trois mois, un jambon parfaitement fumé est encore virulent; les bacilles sont entièrement détruits après six mois seulement.
Modifications de la virulence. — Les études entreprises, dès 1882, par Pasteur et Thuillier, portèrent tout d’abord sur l’action pathogène du virus à l’égard des petits animaux doués de réceptivité, tels que le pigeon et le lapin. Si l’on pratique des inoculations en série sur le pigeon, on voit que l’évolution de la maladie se précipite à chaque passage; celte exacerbation de la virulence se maintient si le virus est reporté sur le porc; les sujets inoculés sont tués plus sûrement et en un temps plus court qu’avec le virus initial.
Si les inoculations sont pratiquées de même, en série, sur le lapin, la virulence est encore augmentée pour le lapin, qui meurt de plus en plus vite, mais elle est diminuée graduellement pour le porc qui ne présente plus, à la suite de l’inoculation, que des accidents sans gravité.
On peut ainsi créer pour le porc, en partant du contage normal, deux séries de virus d’énergie divergente, les uns de plus en plus renforcés par leurs passages chez le pigeon, les autres de plus en plus atténués par leurs passages chez le lapin. Il est possible de choisir, dans cette « échelle de virulence », un ou plusieurs virus qui, inoculés successivement au porc, sont capables de conférer une maladie bénigne et d’assurer en même temps l’immunité.
L’atténuation est réalisée également par la simple exposition des cultures au contact de l’air; la virulence diminue progressivement et des vaccins peuvent être préparés par ce mode.
Dans tous les cas, la modification de la virulence est transmissible par hérédité; l’on obtient des virus atténués dans le sens restreint du mot.
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Immunisation. — L’immunisation est réalisée par les inoculations de virus atténués, par les toxines et par les sérums antitoxiques.
L Virus atténués. — L’immunisation est réalisée, dès 1883, par Pasteur et Thuillier. Elle est obtenue par l’inoculation sous-cutanée des cultures d’un microbe atténué par son passage à travers l'organisme du lapin. On emploie deux virus d’énergie différente; un premier, très affaibli, confère au porc inoculé une résistance qui lui permet de recevoir sans danger un second vaccin plus virulent. Le porc ainsi traité est mis à l’abri de tous les modes possibles de l’infection, naturelle ou expérimentale.
Les bacilles naturellement atténués, trouvés dans les milieux extérieurs ou provenant de formes ébauchées du rouget, permettent d’obtenir aussi l’immunité. Lorenz rend le porc réfractaire par une seule inoculation des microbes de la septicémie des souris ou de la « Backsteinblatternform ».
IL Toxines. — Lorenz (1) réalise l’immunisation du porc par l’injection de cultures liquides stérilisées. Une seule inoculation sous-cutanée suffît pour rendre le porc réfractaire aux formes les plus graves de la contagion. La dose est de 3 à 7 c.c., suivant la taille des animaux (2).
III. Sérothérapie. — Les premières recherches de Emmerich et Mastbaum (3) montrent que le sérum des lapins immunisés par les inoculations successives, dans les veines ou sous la peau, de virus dilués, est doué de propriétés immunisantes et capable de prévenir ou d’enrayer l’infection chez le lapin et la souris. Le suc musculaire des animaux vaccinés jouit également de propriétés immunisantes; filtré sur le Chamberland et inoculé à la souris, à la dose de 1 1/2-4 c.c., il immunise la presque totalité des sujets (19 sur 22). Le même résultat est obtenu chez le lapin.
Les travaux de Lorenz (4) montrent que la sérothérapie du rouget est pratiquement réalisable. Les porcs vaccinés par les virus atténués et ceux qui ont résisté à une atteinte de la maladie donnent un sérum immunisant. L’immunité passive conférée par le sérum est toute passagère; mais elle peut être transformée en une immunité active durable par une inoculation virulente consé-
(1) Lorenz. Schulzimpfung grgen den Rothlauf der Schweine. Deutsche thierârztl. Wochenschr., 1897, p. 91.
(2) Lorenz n’a pas fait connaître jusqu’ici le procédé de stérilisation adopté par lui.
(3) Emmerich et Mastbaum, Die Ursache der Immunitiit... Archiv fur Hygiene, 1891.
(4) Lorenz. Schutzimpfungsversuche gegen Schweinerothlauf. Deutsche Zeilschr. fur Thiermed., t. XX, 1894, p. 1 et t. XXI, 1 895, p. 273. — Id , Deutsche thierârztl. Wochenschr., 189(1, p. 244. — Die Behampfung des Schweinerothl'iufes durch Schulzirnpfung. Centralbl. fur Bakter., t. XX, 1S9G, p. 792.
TRAITEMENT
cutive. Les porcs qui ont reçu une injection de sérum supportent, pendant les quelques jours qui suivent, l’inoculation d’un virus fort, et celui-ci confère une immunité qui persiste pendant plusieurs mois.
Le sérum de Lorenz ne possède point de propriétés curatives. La souris est protégée par 1/100 de c.c. de sérum contre une inoculation virulente faite vingt-quatre heures plus tard, tandis que le sérum n’empêche plus la mort s’il est injecté à haute dose une demi-heure après le virus (Sander) (1).
Un sérum plus actif, à la fois préventif et curatif, est obtenu par Leclainche (2) chez le lapin et chez le porc. Les animaux, lapins et porcs, solidement immunisés par des inoculations successives de virus d’énergie croissante, reçoivent impunément des quantités considérables de cultures virulentes en bouillons (500 c.c. pour le porc; 200 c.c. pour le lapin); ils fournissent un sérum dont le pouvoir antitoxique croît avec la quantité des toxines absorbées. Ce sérum est capable d’immuniser le lapin à la dose de 1 / 10e de c.c. par kilogramme et d’enrayer l’infection quarantehuit heures après l’inoculation virulente chez le lapin et douze heures après chez la souris. De plus, une immunité active et durable est conférée par une seule inoculation de sérum mélangé à une culture virulente en bouillon.
De nombreux moyens de traitement ont été proposés; les vomitifs (émétique et ipéca), les purgatifs, notamment le calomel, à la dose de 3 à 5 grammes, sont employés depuis longtemps, seuls ou associés aux révulsifs. — Les bains froids, les affusions d’eau acidulée froide... ont été aussi conseillés. Ganter (1897) préconise l’enveloppement froid de Priessnitz; le corps est entouré de linges mouillés renouvelés toutes les deux ou trois heures, même pendant la nuit.
Obéi prescrit l'alcool mélangé au lait (2 verres par litre) ; on donne d’abord un quart de litre par jour; on diminue la dose de moitié après deux jours.
Les antiseptiques sont usités sous toutes les formes ; frictions
(1) Sander. Das Lorenz’sche Schutzimpf'ungsverfahren gegen Schweinerotlauf. Archiv fur Thierheilk., t. XXI, 1895, p,53.
"(2) Leclainche. Sur là sérothérapie du rouget du porc. C. R. de la Société de biologie, 1897, p. 428.
Nocard et Leclainche. — 2e édit.
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répétées avec les solutions de créoline, de naphtol ou de résorcine, administration en breuvages des mêmes substances, injections hypodermiques d’acide phénique (solution à 1/2 : 100) ou de chlorhydrate de quinine.
L’efficacité de ces interventions est difficile à démontrer. En l’absence de tout traitement, un certain nombre d’animaux résistent aux formes subaiguës; tous, traités ou non, succombent lors d’évolution rapide.
Les accidents chroniques ne sauraient être efficacement combattus; il est économiquement indiqué de sacrifier les malades.
Prophylaxie (1).
La prophylaxie du rouget comprend à la fois l’étude des moyens capables de mettre les animaux à l’abri de la contagion et celle des mesures sanitaires propres à éviter celle-ci.