III. — Diagnostic
Les caractères de l’éruption du horse-pox sont assez nets, en la plupart des cas, pour que le diagnostic puisse être affirmé après un simple examen. Sur la peau et sur les muqueuses pourvues d’un derme épais, les pustules sont caractéristiques ; sur les muqueuses délicates, sur la pituitaire notamment, la forme est quelque peu modifiée et répond au type de la vésico-pustule.
L’éruption buccale n’est simulée par aucune altération; il est possible de reconnaître les pustules à toutes les périodes (1).
(1) Regis observe en 1870, au dépôt d’élevage de Grosseto, une éruption vésiculeuse épizootique sur la muqueuse buccale; plus de 500 chevaux sont atteints. Les inocula-
IIORSE-POX.
L’éruption nasale confluente peut faire soupçonner la morve aiguë, alors qu’elle s’accompagne de jetage et d’engorgement ganglionnaire. Dans la morve cependant, les symptômes généraux sont toujours graves; la pituitaire revêt une teinte safranée ou violacée qui est ici remplacée par une couleur rose vif, indiquant une simple congestion de la muqueuse. L’évolution des lésions est suffisamment expressive; la petite plaie qui résulte de l’ouverture de la vésico-pustule du horse-pox reste superficielle; elle se rétrécit rapidement pour disparaître en quelques jours ; au contraire, la plaie consécutive à la vésicule morveuse s’étend dans tous les sens et elle se creuse pour constituer le chancre. Dans la morve subaiguë etchronique, l’ulcération, née du bouton ou de la vésicule primitifs, s’étend également, ou elle persiste tout au moins pendant un long temps avec un caractère ulcéreux. Il est à noter encore que le horse-pox 11e provoque jamais la formation, sur la pituitaire, de taches ou de plaques fibreuses, analogues à celles qui résultent de la cicatrisation des ulcères morveux.
Sur la conjonctive, la présence des pustules a une signification diagnostique absolue.
L’éruption étendue à la muqueuse génitale sera facilement différenciée des accidents observés parfois au cours de la dourine. Le horse-pox sera dénoncé, chez quelqu’un au moins des animaux affectés, par la présence de pustules sur le fourreau, sur le périnée, au voisinage de la vulve, ou par une éruption typique en quelque région éloignée. Par contre, le horse-pox génital reste fréquemment confondu avec Y exanthème coïtai ; celui-ci est exprimé par la présence de vésicules confluentes, évoluant rapidement et se transmettant avec une extrême facilité, par le coït ou par l’intermédiaire des litières et des instruments de pansage. La coexistence, maintes fois signalée, de ces accidents et de la gourme permet de prévoir la parenté des deux infections. (Y. Gourme.)
Les accidents cutanés, facilement différenciés alors qu’ils coexistent avec des lésions sur les muqueuses, restent volontiers méconnus dans le cas contraire. L 'exanthème gourmeux, souvent confondu avec le horse-pox, consiste en une éruption, localisée ou
tions, faites par .Micelloneet llivolta, montrent qu’il s’agit d’une maladie spéciale, différente du horse-pox. Dieckerholf décrit aussi une « stomatite vésiculeuse », observée par lui sur 150 chevaux du haras de Trakehnen. Les vésicules, du diamètre d’un pois ci celui d’une noisette, siégeaient sur la muqueuse des joues, sur le frein et sur les faces latérales de la langue.
Régis, Rivolta, Miceli.oxe. Sopva l'cifta epizootica... Giornale di anat., fisiol. e patol., 1880, p. 27 et 73. — Dieckerhoff. Speciel/e Pathologie, t. 1, 1888, p. 700.
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