IORSE-POX. — COW-POX
généralisée, cle petites vésicules, isolées ou réunies en plaques, sécrétant un liquide jaune qui se concrète en une croûte adhérente. (V. Gourme cutanée.) L'acné contagieuse du cheval (1) siège exclusivement sur la peau, au niveau des parties couvertes par la selle ou le tapis de selle; elle ne gagne que progressivement les côtes, les flancs et les épaules. Les boutons sont réunis en petits amas ; la peau est épaissie et un peu douloureuse; les lésions sont persistantes. L 'exanthème pustuleux (Dieckerhoff) consiste en des éruptions successives de boutons indurés, de la grosseur d’un pois à celle d’une fève; ils siègent sur le thorax, au niveau des épaules, sur le cou; toujours ils aboutissent à la suppuration.
Certaines localisations du horse-pox revêtent un aspect qui simule des accidents de divers ordres. Les lymphangites de la face, alors qu’elles coexistent avec une éruption sur la pituitaire, rappellent la morve aiguë ou subaiguë. L’aspect des plaies de la muqueuse, l’absence des symptômes généraux permettront le diagnostic. D’autre part, les plaies consécutives aux pustules qui ont évolué sur la lèvre supérieure, au voisinage des naseaux, persistent parfois pendant plusieurs semaines. Irritées et souillées par différents contacts, elles donnent un peu de pus et elles conservent leurs dimensions primitives.
A l’extrémité des membres, l’éruption s’accompagne d’engorgements dont la nature peut rester méconnue. Au début, la tuméfaction subite de la région et l’apparition de nodosités cutanées rappellent le farcin ; cependant les pustules sont plus nombreuses et plus nettement délimitées que les boutons farcineux. A la période de sécrétion, l’aspect de la région simule les eaux-auxjarnbes ; toutefois, un examen précis permet de constater les plaies superficielles qu’ont laissées les pustules; l’évolution différente des deux ordres d’altérations ne permettrait d’ailleurs qu’une erreur de peu de durée.
Les suppurations sous-cutanées, les lymphangites et adénites consécutives aux infections secondaires sont facilement différenciées des accidents morveux de même type par les caractères de la suppuration et par le mode de cicatrisation des plaies. (V. Morve.)
Étiologie.
La peau et les muqueuses se prêtent à la pénétration du virus.
(U) Diiïckerhoff et Grawitz. Die Acné contagiosa des P fer des und ihre Aetiologie. Virchow’s Archiv., t. Cil, 1885.
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La transmission est obtenue par le frottement d’une muqueuse avec un corps imprégné de matière virulente ; ce mode est réalisé par le coït alors que le pénis ou le vagin est le siège de 1 éruption spécifique. De véritables enzooties ont été occasionnées par des étalons affectés.
La cohabitation assure la contagion par divers modes ; le virus arrive au contact de la muqueuse buccale ou de la pituitaire par 1 intermédiaire des fourrages souillés par les malades; il est apporté sur le tégument, au niveau de plaies ou d’éraillures, par les litières infectées.
Les intermédiaires les plus variés servent au transport du virus ; les harnais, et les brides notamment, les instruments de pansage, brosses, étrilles, éponges, sont des véhicules fréquents. Dans les ateliers de maréchalerie, les bricoles qui servent au teneur de pieds ou le licol commun, souillés au contact d’animaux atteints, déterminent toute une série d inoculations. Les instruments de contention, tord-nez, morailles, plate-longes et entravons, provoquent les mêmes accidents. Dans l’épizootie de Rieumes, le horse-pox avait été transmis à cent juments par les entraves employées pour les fixer pendant la monte.
Le séjour des animaux dans des locaux contaminés suffit pour que la contagion s’opère. IL Bouley a montré « qu’il est possible de faire contracter le horse-pox à toute une série de chevaux, en les plaçant, l’un après l’autre, dans la même stalle, habitée une première fois par un animal affecté de cette maladie. Tous ceux qui s’y succèdent la contractent à leur tour, et quelquefois aussi leurs voisins immédiats ».
La contagion à une faible distance, par l’intermédiaire de poussières virulentes, est théoriquement admissible; on sait que la dessiccation n’altère pas la virulence et, d’autre part, la pénétration expérimentale du virus dans les voies respiratoires permet d’obtenir l’infection.
Traitement. — Prophylaxie.
La maladie est toujours bénigne ; les quelques complications possibles sont facilement évitées par des soins hygiéniques très simples.
L’isolement des animaux affectés est indiqué, alors que l’éruption est reconnue dès le début et qu’un effectif nombreux est exposé à la contagion. On évitera, en même temps, la transmission indirecte par les objets d’usage commun (harnais, seaux, étrilles...) et par l’intermédiaire des personnes.
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La localisation buccale 11e comporte que peu d’indications; lors d’éruption confluente, on conseille l’alimentation avec les fourrages verts et les grains cuits; si quelques plaies persistent, on prescrit, après chaque repas, une irrigation de la cavité avec l’eau pure ou avec une solution antiseptique faible. L’éruption sur la pituilaire ne nécessite aucune intervention. Les accidents localisés sur la conjonctive sont traités comme les ophtalmies externes simples.
Dans le but d’éviter l’infection parles voies génitales, on interdira la monte aux étalons affectés, pendant tout le temps de l’éruption; on ordonnera ensuite le lavage de la muqueuse et des parties génitales avec un antiseptique. Les juments atteintes seront également refusées à la saillie; celle-ci ne sera autorisée qu’après la désinfection de la muqueuse vaginale et des parties externes.
L’éruption cutanée confluente localisée à la tête ou à l’extrémité des membres motive seule une intervention. Toutes les complications de suppuration et de lymphangite sont évitées par les lavages avec des solutions tièdes antiseptiques. Lors de localisation sur les membres, les animaux sont laissés au repos ; la litière est renouvelée chaque jour et le sol entretenu dans un état constant de propreté.
§ 2. — COW-POX
Historique. — Le cow-pox est étudié très complètement par Jenner quant à ses caractères cliniques et aux conditions de sa transmission à l’homme. Sacco (1809) retrouve le cow-pox spontané, sur des vaches importées de Suisse en Lombardie ; il donne une description restée longtemps classique.
Numan(t) rapporte de nombreuses observations de cow-pox, recueillies par les médecins hollandais ; il réalise la transmission de la vache au taureau, au cheval, à l’âne, à la chèvre, au chameau...; il propose de cultiver le vaccin sur les vaches et de le recueillir dans des tubes de verre fermés à la lampe ; il montre enfin que le vaccin ainsi conservé se comporte, après dix semaines, comme du virus frais.
A cette époque, le cow-pox est maintes fois signalé en Angleterre et en Allemagne. Hering (2) fait une étude clinique complète du cow-pox vrai, qu’il distingue des éruptions similaires; il signale la transmission facile de l’affection à la vache et au veau, parles contacts directs ou par différents intermédiaires. Peu après, Ceely publie, dans ses observations
(1) Numan. V erhandelinrj oner de Kœpokken. Utrecht, 1831. Trad. allemande de Prinz, in Magazin fur Thierheilk., 1839, t. V, p. GO.
(2) Hering. Ueber Kuhpoc/cen an Kühen. Akten des Konigl. Wurtemb. mediz. Collegiums. Stuttgart, 1839.
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sur la variole-vaccine, une description du cow-pox spontané, et Giese(l), de Prenzlau, donne une étude clinique accompagnée d’une bonne planche représentant l'éruption pustuleuse.
Depuis cette époque, le cow-pox, dit spontané , a été maintes lois observé dans tous les pays. S’il est plus fréquemment reconnu en certaines régions, notamment en Danemark, en Prusse, en Hollande..., il est loin d’elre rare en France et il est peu de vétérinaires qui ne 1 aient plusieurs fois rencontré.
Étude clinique.
Symptômes. — L'éruption est observée presque exclusivement au niveau des mamelles ; elle se présente sous l'aspect de pustules véritables ou de vésico-pustules. Le nombre des pustules ou des vésico-pustules est toujours faible; il ne dépasse pas vingt à trente dans les éruptions les plus graves.
Les accidents cutanés sont précédés par de la rougeur et par un certain degré d’infiltration du tégument. L’éruption, confluente ou disséminée, s’opère sur les trayons ou sur toute la mamelle. Parfois apparaissent des pustules très nettes, avec épaississement du derme et aréole inflammatoire. La pustule est arrondie ou oblongue; elle est fréquemment dépourvue de dépression centrale; sa couleur est rouge vif au début; plus tard, alors que le liquide exsudé gagne les parties superficielles, elle prend une teinte azurée ou d’un blanc sale. L’ouverture de la pustule est suivie d’une sécrétion peu abondante et de la formation d’une croûte, qui recouvre un tissu granuleux rosé.
Sous une seconde forme, l'éruption débute par des « boutons » inflammatoires, hémisphériques, du diamètre d’un grain de plomb à celui d’une lentille, durs, entourés d’une aréole rouge. Au sommet de l’élevure, apparaît très vite un petit soulèvement épidermique blanchâtre, qui s’étend pour constituer une vésicule reposant sur une base enflammée et infiltrée (vésico-pustule). La vésicule renferme un liquide d’abord clair et limpide, puis épais et trouble. La rupture de la pellicule d’enveloppe est suivie de la formation d’une croûte brune, de forme irrégulière, sous laquelle la sécrétion continue pendant quelques jours. La cicatrisation souscrustacée est complète en 12-15 jours. Les plaies des trayons, irritées parles mains des frayeurs, se cicatrisent plus difficilement ;
jr
(1) Giese. Beobachtungen iibev Ku/ipocken an Kühen. Magazin far Thierh t X 184 4 p. 61.
Nocard et Leclainciie. — 2° édit.
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elles prennent quelquefois un caractère ulcéreux, s’étendent et provoquent une inflammation intense dans toute la région.
Le plus souvent, l’éruption s’opère par poussées successives et l’on rencontre des pustules de différents âges sur un même sujet.
Chez les veaux, les mêmes accidents sont observés sur le mufle, sur les lèvres et vers l’orifice des naseaux ; les pustules présentent en ces points les mêmes caractères que sur la mamelle.
L’éruption peut être généralisée; Dupuis (1) a rapporté deux observations, recueillies dans une même localité. Les pustules siégeaient à la fois sur la mamelle, à la face interne des cuisses, sur le garrot et sur le cou. Les caractères des pustules et les renseignements fournis portent à croire que l’éruption est apparue en même temps dans tous les points ; cependant l’hypothèse d’inoculations secondaires multiples n’a pu être complètement écartée.
Lésions. — L’évolution de la pustule est identique à celle de la pustule du horse-pox, en dépit de l’apparence pseudo-vésiculeuse de certaines éruptions. Le derme est toujours primitivement altéré, mais si le foyer siège dans les couches superficielles, et si l’exsudation s’opère rapidement, l’épiderme est soulevé avant que l’induration dermique ait eu le temps de s’étendre.
Diagnostic. — En dehors de la présence de pustules vraies, qui permet un diagnostic certain, la signification de l’éruption reste incertaine. Le cow-pox est légitimement soupçonné cependant, lors de l’apparition d’une éruption, discrète et limitée à la mamelle, de vésico-pustules entourées d’une aréole inflammatoire.
La fièvre aphteuse est différenciée par l’absence de l'épaississement du derme, par l’étendue et la forme irrégulière des vésicules, souvent confluentes, enfin par le caractère nettement épizootique de l’affection et par la coexistence d’autres localisations. Il existe en outre diverses éruptions mammaires, insuffisamment décrites, groupées sous le nom de faux cow-pox (Ceely, Hering). Ces éruptions, qui ne sont peut-être autre chose que du cow-pox légitime observé à sa dernière période (Layet), sont transmissibles d’un animal à un autre et elles ne peuvent être différenciées par leur seul aspect (2).
(1) Dupuis. Quelques cas de cow-pox', éruption généralisée. Annales de méd. vét., 1889,
(2) Ehrhardt observe une enzootie de faux cow-pox (varicelle) avec transmission à l’homme chargé de la traite. Celui-ci présente un gonflement douloureux de la main, suivi d’une éruption de nombreuses vésicules de la grosseur d’un pois ; les ganglions de l’aisselle sont fortement tuméfiés. La guérison est obtenue en 14 jours par un traitement antiseptique.
Ehrhardt. Vockenarligen Erkranlcungen. Schweizer-Archiv fur Thierheilk., 1890, p. 81.
ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DE LA VACCINE
Il sera facile d’établir le diagnostic par l’inoculation au veau des produits recueillis par le grattage des pustules ; le cow-pox vrai donne une éruption vaccinale à évolution typique . (V. Culture du VACCIN.)
Étiologie. — Prophylaxie.
La virulence est localisée aux pustules et à leur contenu. La transmission s’opère, de la vache à la vache, par l’intermédiaire des trayeurs, qui provoquent des inoculations superficielles par les frottements exercés. Les veaux sont infectés directement à la bouche s’ils tettent les mères atteintes. La transmission à l’homme résulte d’une inoculation opérée pendant la mulsion, soit directement, au niveau de plaies préexistantes, soit indirectement, à la suite d’une souillure des muqueuses par les mains chargées de virus.
Aucune intervention thérapeutique n’est indiquée. On évite la transmission d’animal à animal par des précautions hygiéniques facilement prévues.
§ 3. — ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DE LA VACCINE
Matières virulentes. — La virulence est localisée aux tissus de la pustule ; elle est constatée dans le liquide exsudé, dans les croûtes qui recouvrent la pustule et dans les produits obtenus par le raclage du derme enflammé.
Les lymphatiques qui partent du lieu de l’éruption renferment le virus à un état de dilution tel que sa présence est difficilement décelée. Sur un cheval inoculé à l’extrémité d'un membre, Maurice Raynaud recueille la lymphe par une fistule aux lymphatiques satellites de la saphène ; l’inoculation, par scarifications ou injections hypodermiques, reste sans résultat, tandis que l’injection intra. veineuse de 22 centimètres cubes de lymphe provoque, chez un cheval, une éruption généralisée de horse-pox.
Les ganglions afférents, toujours engorgés, ne renferment cependant pas le virus (M. Raynaud, Raillet), ou du moins il se trouve assez dilué pour que la virulence ne puisse être démont rée.
Le sang n’est jamais virulent ; il n’est pas douteux cependant qu’il serve momentanément de véhicule, lors d’éruption généralisée consécutive à la contagion naturelle.
Les produits d’excrétion ou de sécrétion qui sont souillés abondamment par l’exsudât des pustules ( salive , jetage...), se mon-
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trent virulents ; c’est par leur intermédiaire que s’opère ordinairement la transmission accidentelle.
Réceptivité. — - « La vaccination classique prouve que les trois principales espèces vaccinifères, homme, bœuf, cheval , se prêtent aussi bien les unes que les autres à la transmission indéfinie de la vaccine. Sous ce rapport, elles montrent une aptitude vaccinogène égale. » (Chauveau.) L’on ne saurait conclure de cette égale sensibilité vis-à-vis d’un mode déterminé d’inoculation à une même réceptivité des espèces considérées. La fréquence du horse-pox naturel, la facilité de la contagion du cheval au cheval et l’évolution, chez cet animal, d’éruptions généralisées montrent que la réceptivité du cheval est nettement supérieure à celle de l’homme ou du bœuf. Ceux-ci viendraient à peu près sur la même ligne quant à leur aptitude spécifique.
La transmission par inoculation intra-dermique est obtenue chez la plupart des espèces domestiques. L'âne est infecté aussi facilement que le cheval (Valentin, Numan,...); le porc (Viborg, Numan,...) cultive également le virus, mais la transmission n’est pas sûrement obtenue (Chauveau). La chèvre a été plusieurs fois utilisée, depuis Jenner, comme vaccinifère. « Si l’on inocule une chèvre, soit avec du vaccin de génisse, soit avec du vaccin humain, le produit de cette inoculation évolue exactement comme le vaccin de génisse...; les boutons vaccinaux ont tous les caractères de la vaccine classique... En somme, les animaux de l’espèce caprine sont aussi aptes que ceux de l’espèce bovine à la culture du vaccin. » (Hervieux.)
Les jeunes buffles cultivent le vaccin aussi bien que le veau, et la virulence affaiblie semble se régénérer sur ce terrain. Calmette a utilisé le buffle pour la culture du vaccin en Cochinchine (1).
Le mouton fournit un terrain moins favorable; l’évolution des pustules est retardée; celles-ci restent petites, prennent une forme papuleuse et avortent souvent avant la sécrétion (Chauveau).
Le chameau possède la réceptivité et il peut servir à la culture (Agnelli). L'existence d’un camel-pox est démontrée par des faits d'observation (2).
(1) Oreste et Sabbatini signalent une enzootie de variole chez les buffles (wildox-pox) ; plus de 200 animaux sont atteints; le diagnostic est assuré par l’inoculation à l’homme.
Oreste et Sabbatini. Vaiuolo enzootico nei bufali. Gazzetta medico-veterinaria, 1876, p. 30.
(2) Vers 1840, un explorateur, M. Masson, observe en Asie, dans la province de Lus, une maladie du chameau que les indigènes appellent Photo-shootur (variole du chameau) ; j cette maladie consiste en une éruption pustuleuse du pis de la chamelle, éruption ana- i
ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DE LA VACCINE
Le chien contracte facilement la vaccine ; Jenner, Sacco, \ alentin . . . ont tenté la vaccination dans le but de préserver les animaux de la « maladie du jeune âge ». Ilamon(l) inocule plus de cent cinquante chiens avec du vaccin pris sur l’enfant; le virus pris sur le chien est reporté à l’enfant et inoculé avec succès au porc et au singe. Dupuis a obtenu récemment des résultats analogues. (\. Maladie des CHIENS.)
Chez le lapin (2), l’inoculation du vaccin, par piqûres cutanées, donne des pustules caractéristiques; une première évolution confère l’immunité (Bard et Leclerc). L’aptitude vaccinogène présente des différences notables suivant les individus; un virus qui provoque sur certains animaux une belle éruption ne donne chez d'autres que des pustules avortées avant la période de sécrétion. Le cobaye présente également des pustules au niveau des points d’inoculation.
Parmi les conditions individuelles qui modifient la réceptivité, l’âge a une influence marquée. Les animaux jeunes sont affectés plus volontiers et l’évolution est chez eux plus complète. Il est probable que l’âge ne confère en aucun cas une immunité entière et que la résistance des adultes doit être rapportée à une infection antérieure.
Modes de la pénétration du virus. — Il se produit chez les animaux inoculés dans le derme, par piqûres ou scarifications, une série de pustules qui ont toutes pour centre la piqûre ou la strie d’ensemencement. Un mode de pénétration analogue se trouve réalisé lors de la souillure de plaies, ou à la suite d’excoriations produites par un corps chargé de virus. Au niveau des muqueuses, une éraillure épidermique suffit pour assurer la pénétration (horse-pox génital; éruption buccale...). Par exception, chez le cheval jeune, il se produit une éruption vaccinale généralisée.
« Lorsqu’au lieu d’insérer le virus-vaccin dans le corps muqueux
logue à celle du pis de la vache. Presque toujours, les gens chargés de traire les cha- “melles malades ont les mains et les avant-bras envahis par une éruption semblable: on ne croit pas qu’aucun d’eux ait jamais succombé ; par contre, on sait que ceux qui ont eu le Photo-shoolur sont pour toujours à l’abri de la variole, laquelle est parfois endémique dans ce district. (Transactions of the medical and physicai Society of Bombay, 1810, p. 214; d’après les Arch. de méd. comparée, t. I, p. 234.)
Vedernikoff observe la variole du chameau chez les Kirghises; les animaux jeunes sont atteints de préférence; la maladie est transmise exceptionnellement au mouton. (Archives russes de méd. vétérin., 1892, p. 1 43.)
(1) Il a mon jeune. De la transmission du virus variolique... Recueil de méd vét 1859 p. 041 .
(2) Bahd et Lbci.erc. De la réceptivité du lapin pour la vaccine. Gazette hebd. de méd. et de chir., 1891, p. 81.
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