AVANT-PROPOS
Commencées avec la plus terrible des guerres que nous avons Jamais subies. nos études médicales s'achèvent alors que sont données les deraières signatures de la paix. C'est dire que le souvenir des jours heureux de notre vie d'étudiant restera toujours associé pour nous à celui dés heures angoissantes que nous avons vécues pendant cette tourmente dont on ne voyait plus venir le terme et qui devait se solder par lant de deuils En écrivant ceci notre pensée s'en va vers le petit cimetière de Lanevelotte où repose le corps de notre bien-aimé beau-frère, Joseph Planche, tué glorieusement à l’âge de 22 ans.
N'ayant pu, bien malgré nous et à l'exemple de nos frères et beaux-frères, accourir à l'appel de la patrie menacée, nous nous sommes efforcé du moins, dans les hôpitaux de l'arrière et sous les conseils éclairés de nos Maîtres. d'apporter un peu de soulagement et de réconfort aux pauvres malheureux à qui la guerre, hélas, n'enlevait rien de leurs souffrances.
Nous ne savons comment exprimer 1C1 notre respectueuse reconnaissance à ces Maîtres. dont nous avons été l’interne ou l'élève, et dont le savant enseignement
nous a guidé à travers nos études médicales : M. le professeur d'Astros, qui nous a initié aux problèmes parfois si délicats de la médecine infantile; M. le professeur Oddo, dont nous avons toujours goûté les intéressantes leçons cliniques ; M. le professeur Audibert, dont l’enseignement plein d'aperçus séduisants a toujours présenté pour nous le plus grand attrait. C’est à M. le professeur Guérin-Valmalle que nous devons no$ connaissances obstétricales ; qu'il soit particulièrement remercié ici. Nous n’aurions garde d'oublier M. le docteur Calloust, dont nous avons toujours admiré le talent chirurgical et à qui nous devons ce que nous savons de cet art difficile qu'est la chirurgie.
M. le professeur Escat nous a toujours honoré de son amitié, et c'est à lui que nous devons nos connaissances en urologie : nous tenons à lui adresser nos plus sincères remerciements. | ;
Nous tenons tout particulièrement à adresser à M. le docteur Pagliano l'hommage de notre reconnaissance. Nous aurons toujours à l'esprit, au cours de notre carrière médicale, les sages conseils qu'il nous a si souvent prodigués au lit du malade. Nous tenons à le remercier ici du fond du cœur et à l’assurer de notre respectueuse affection.
Nous n'oublions pas non plus nos Maîtres de l'École de médecine de Marseille, en particulier M. le professeur Alezais, à qui va notre bien vive gratitude.
Enfin nous garderons le meilleur souvenir de nos camarades d'internat; nous nous rappellerons toujours avec plaisir les trop courtes heures de collaboration et de travail en commun passées avee notre excellent ami le docteur Jean Manet. Que les docteurs Michotey et Turchini soient assurés ici de notre sincère amitié.