‹ Les Maladies Par Carence: Vitamines et SymbiotesChapitre 4 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les régions inexplorées du vaste domaine pathologique, quoique occupant encore une bien grande étendue, commencent néanmoins, grâce aux remarquables découvertes de la médecine expérimentale et à la lenacité des chercheurs. à recevoir par endroit une vive [lumière et à livrer un peu de leur secret.

Par l'introduction de certaines notions pathogéniques nouvelles, la conception, les idées que l'on se faisait touchant tel ou tel groupe d’affections se trouvent profondément modifiées et cette conception nouvelle de la maladie a l'immense avantage non seulement de satisfaire à la curiosité scientifique du savant, mais encore et surtout d'apporter à l'hygiéniste et au thérapeute des armes nouvelles qui lui permettront de lutter plus eftica-

eement contre le mal.

Tel est bien le cas dela notion de carence. introduite récemment dans l'étude de certains syndrômes pathologiques. comme le scorbut et la pellagre, groupés par MM. Weill et Mouriquand, à cause précisément de leur relation pathogénique, sous le nom de Waladies par carence, Nous avons fait, il y a déjà quelques mois, de celte question si intéressante, en collaboration avec notre ami le docteur Jean Manet, une mise au point(l) que des travaux parus depuis, nous autorisent à reprendre pour la compléter et pour en modifier peut-être certains points de vue. |

Tout d’abord, que faut-il entendre par maladies par carence ? Si nous nous en tenons à la définition de MM. Weill et Mouriquand, auteurs que l’on doit ranger parmi ceux qui se sont le plus occupés de la question, on doitcomprendre, sous ce terme. toute une série d’affections, ne relevant ni des infections, n1 des intoxications ou aulo-intoxicalions classiques et dont léclosion est seulement subordonnée à l'absence, dans l'alimentation des sujets qui en sont atteints, de substances particulières, substances ferments, nécessaires à doses minimales à la nutrition normale. |

Jei une remarque s'impose ; nous voyons en effet, de suite, par la définition qui précède, que le mot carence (de carere : manquer) ne saurait être pris ici au pied de la lettre, c'est-à-dire avec le sens général qu'il semble comporter ; sans cela, on serait obligé de classer parmi les maladies par carence, d'une part l’ensemble des troubles relevant de l'inanition proprement dite, et aussi

(1) Les Maladies par carence (En collaboration avec le docteur Jean Manet. Marseille Médical, 15 septembre 1919.)

BRAS E A IL (Res

toute une série d'états pathologiques comme certaines formes de rachitisme dues à l'insuflisance des sels de chaux, où il n’est plus question de doses minimiales et qui dès lors sortent du cadre de ces maladies.

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