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quelquefois on note de l’hypothermie où une fièvre modérée, rarement de l'hyperthermie. Le pronostic, quand la maladie est reconnue, est constamment favorable, même dans les cas avancés.
PELLAGRE. — L'étude des maladies qui précèdent nous permettra d'être bref pour ce qui a trait à l'étude cliniqne de la pellagre.
En effet, cette affection, qui est surtout répandue dans certaines contrées de l'Italie ainsi qu'en Roumanie et en Russié, présente par ses manifestations d'assez grandes analogies avec le scorbut. Comme dans ce dernier état pathologique, nous trouvons un amaigrissement progressif aboutissant à la cachexie, des signes digestifs consistant surtout en de la diarrhée et des phénomènes nerveux : au niveau de la peau on note une éruption spéciale qui est son signe le plus caractéristique : c’est une dermatite papuleuse ne siégeant que sur les parties découvertes du corps (soulier pellagreux, facies pellagreuæ) et suivie de desquamation.
Comme nous le disions au début de notre travail, nous ne prétendons pas, par l'étude rapide qui précède, avoir épuisé la liste des maladies par carence ; nous avons voulu simplement donner un aperçu de celles qui ont été le mieux étudiées et quiont donné lieu aux belles recherches expérimentales dont nous nous occuperons dans la seconde partie de notre sujet.
On tend, d’ailleurs, de plus en plus, à introduire la notion de carence dans l'explication de certains troubles dont la pathogénie est restée Jusqu'ici assez obscure, et que la guerre, avec les condilions particulièrement dures
LS d'existence par elle imposées à nos soldats, a fait surgir bien souvent sur les champs de bataille.
Ainsi pour ne citer que deux exemples, le mal des hranchées. affection caractérisée surtout par une polynévrite des extrémités, doit être, pour MM. L. Bruntz et L. Spillmann, considéré comme une maladie par carence.
D'autre part, M. Ch. Fontan a su l'occasion d'observer pendant les derniers mois de 1914, parmi la population ouvrière de l’agglomération lilloise, dénuée de tout et obligée de se nourrir séulement de pommes de Lerre, une véritable épidémie d'anasarque généralisée, sans ascite ni hydrothorax, dont étaient atteints non seulement des débiles rénaux, ce qui s’expliquerait, mais même des sujets à système rénal absolument sain. Celle anasarque ne s'accompagnait, d’ailleurs, ni de rétention chlorurée, ni d'albuminurie, Chez les sujets traités à temps, les troubles disparurent par le simple changement de régime, en particulier par l'introduction de légumes frais dans l'alimentation.
L'auteur fait de cette affection une variété de maladie par carence en faisant remarquer toutefois que l'excès de potasse que présente l'alimentation exclusive par les pommes de terre et aussi l'absence de chlorure de sodium doivent être considérés comme des facteurs étiologiques importants.
Maintenant que voilà términée au point de vue elinique l'étude rapide des principales maladies relevant de la carence. nous pouvons nous rendre compte qu'au milieu d’une sÿmptomatologie assez riche, on retrouve pour chacune de ces maladies certaines manifestations qui
leur sont communes à toutes el qui leur donnent comme