‹ Les maladies qu'on soigne a Berck [electronic resource]Chapitre 35 sur 73 · PARALYSIE INFANTILE · texte numérisé non relu

PARALYSIE INFANTILE

refus aux parents qui vous pressent d'agir par les interventions classiques : la suture ou l'anastomose des muscles.

Cependant l'arthrodèse rend de grands services pour améliorer la marche. Nous avons déjà dit à propos des tumeurs blanches que lorsque les muscles péri-articulaires étaient très atrophiés, la correction de la marche était assurée par la suppression du jeu de la jointure. C'est pourquoi nous enraidissons celle-ci dans la paralysie infantile et cela est d'autant pins utile qu'ici l'affaiblissement des divers groupes musculaires n'est pas uniforme ; il s'ensuit un défaut de symétrie dans leur action pendant la marche d'où une boiterie très disgracieuse.

Nous avons fait l'arthrodèse un certain nombre de fois pour les diverses articulations du membre inférieur, avec un bénéfice réel.

Notre avivement se borne à l'ablation du revêtement cartilagineux des extrémités articulaires.

Pas de sutures osseuses : un appareil plâtré en bonne attitude.

C'est une opération bénigne.

Dans deux cas récents, nous avons pu produire une soudure solide d'un pied ballant, sans opération sanglante, en faisant des injections modificatrices irritantes (chlorure de zinc 1/60) dans les articulations tibio-tarsiennes et médio-tarsiennes et en immobilisant ensuite ce pied dans un appareil plâtré pendant quelques mois.

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