MALADIES DE LA GORGE
fants dont la physionomie a le cachet si spécial dont nous avons parlé, doivent faire penser à l'existence de végétations adénoïdes, mais c'est seulement lorsqu'on aura pratiqué le toucherpharyngïen qu'il sera permis d'affirmer l'existence des végétations.
Le doigt introduit dans l'arrière cavité des fosses nasales reconnaît si elles existent, si elles sont volumineuses, si elles sont à la voûte ou sur la paroi postérieure dunaso-pharynx, médianes ou latérales, si elles sont dures ou molles. Ce toucher demande quelques secondes à peine. Voilà le seul procédé de diagnostic sans appel.
Quelle sera notre conduite en présence de cette affection fréquente et que quelques praticiens veulent attaquer dès qu'ils l'aperçoivent, dès qu'ils la soupçonnent même.
Si les végétations sont peu volumineuses, j'estime qu'il ne faut point faire d'intervention chirurgicale.
Que dirait-on du médecin qui, mis en présence des petites adénites cervicales si fréquentes chez l'enfant prendrait le bistouri dans tous les cas?
N'avons-nous pas vu que ces cas guérissaient toujours ou presque toujours sous l'influence d'un séjour prolongé à la mer?
Il en est de même pour les végétations adénoïdes (si proches parentes des hypertrophies des ganglions lymphatiques), on les voit très souvent disparaître spontanément à la mer. Un des plus grands spécialistes, dont personne ne récusera