‹ Les maladies qu'on soigne a Berck [electronic resource]Chapitre 44 sur 73 · MALADIES DE LA GORGE · texte numérisé non relu

MALADIES DE LA GORGE

l'autorité, M. Lermoyez, l'a constaté maintes et maintes fois comme moi.

Ne sait-on pas d'autre part que ces végétations subissent, même sans aucun traitement, une régression spontanée à l'approche de la puberté. On se comportera donc en présence de ces végétations peu volumineuses et lorsqu'il n'existe pas de complications auriculaires ou autres, comme on le fait en présence des polymicro-adénites de la région cervicale; on attendra la guérison de l'action de la mer et d'un traitement général du lymphatisme et particulièrement de l'usage de l'huile de foie de morue, et l'on désinfectera le pharynx par quelques douches nasales. La belle avance d'enlever les végétations si le lymphatisme persiste, elles pourront se reproduire le lendemain !

Mais, si les végétations sont abondantes, si elles ont entraîné une complication, si l'on a acquis la conviction, comme lorsqu'il s'agit d'une adénite cervicale, que l'air de la mer ne les impressionne plus, alors on les enlèvera.

La petite opération peut se faire sans chloroforme si les parents le désirent, elle dure à peine quelques secondes, elle est d'une bénignité absolue. On aura soin d'enlever les végétations méthodiquement, complètement et l'on instituera ensuite un bon traitement général.

L'ablation bien faite, bien complète suivie encore d'un séjour assez prolongé à la mer, voilà le meilleur moyen d'empêcher les récidives.

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