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CHAPITRE XV

Luxation congénitale de la hanche

Sommaire. |La luxation congénitale de la hanche, regardée

comme incurable autrefois, est entrée dans une phase

nouvelle depuis une dizaine d'années.

Nous savons aujourd'hui obtenir la rentrée de la tête dans

la cavité colyloïde, c'est-à-dire, réduire cette luxation

congénitale.

On y peut arriver par deux méthodes : l'une sanglante, l'autre non sanglante.

TABLE DES MATIÈRES

La méthode sanglante assure une réduction bien solide, mais ce n'est qu'au prix d'une ankylose ; non pas qu'on ne puisse obtenir une certaine mobilité de la nouvelle articulation, mais elle ne s'obtient guère qu'aux dépens de l'attitude.

Et une attitude vicieuse compromet bien davantage la marche qu'une raideur de la hanche.

Il faut même ajouter que cette raideur n'est presque jamais assez complète pour empêcher une déviation de se produire, et que l'on a souvent, après l'opération sanglante, à la fois une hanche raide et une mauvaise attitude.

C'est pour cette raison que l'on doit préférer l'opération non sanglante lorsqu'elle peut nous donner la réduction. Elle peut nous donner cette réduction jusque vers huit ans et dans quelques cas exceptionnels jusqu'à dix ou douze ans.

La réalité de la réduction nous sera démontrée par les rayons X.

Dans ce traitement, la contention est encore plus difficile à faire que la réduction.

Six à douze mois de traitement actif suffisent. Après çe temps, l'enfant est débarrassé de tout appareil et doit être massé; et on doit faire l'éducation de sa marche. — Il est des cas où la guérison est obtenue sans boiterie.

Pour les cas irréductibles, reste la méthode sanglante après laquelle on recherchera l'ankylose complète, si la lésion est unilatérale.

Pour les luxations doubles l'on n'arrive plus à la réduction par la méthode non sanglante après l'âge de sept ans généralement.

Il n'y a pas à recourir ici à l'opération sanglante qui, nous donnant deux ankyloses de la hanche, ne fait qu'aggraver la situation de l'enfant.

Pour les luxations irréductibles, reste le massage longtemps continué et l'éducation de la marche. — Même pour ces cas extrêmes on arrive ainsi à des améliorations fonctionnelles notables 371

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