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CHAPITRE XVIII

Maladie de Little.

Sommaire: Sans opération sanglante, sans même de ténotomie redresser les attitudes vicieuses de ces enfants.

Maintenir la correction avec des bandages plâtrés aussi légers que possible et faire marcher les enfants le jour même.

Faire pendant longtemps l’éducation de la marche. L’on ne peut rien si l’enfant n’est pas entouré de parents intelligents et prêts à s’en occuper du matin au soir.

J’ai eu l’occasion de soigner un certain nombre de maladies de Little et j’ai eu la satisfaction de faire marcher des enfants de 6 à 8 ans qui n’avaient jamais marché.

Ces enfants ne vont peut-être jamais sans un amoindrissement intellectuel appréciable, mais cette insuffisance cérébrale a des degrés.

Si l’enfant est capable de comprendre ce que l’on veut de lui et de faire un effort, l’on pourra espérer un résultat favorable.

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Si l’enfant est trop arriéré pour «vouloir» nous seconder, il n’y a à peu près rien à faire.

J’ai eu un enfant de Trouville, âgé de 8 ans, qui n’avait jamais marché, qui ne s’était jamais tenu sur les pieds, mais dont le désir de marcher et l’énergie morale étaient grands; c’est à cette énergie que je dois le succès obtenu chez lui en 6 mois. — Il marche maintenant.

Gomme traitement local pour ces enfants, il est deux choses que je repousse également.

1° Toute opération sanglante.

2° Le repos.

Sous le chloroforme je redresse par des manœuvres non sanglantes (sans ténotomie) leurs jambes et leurs cuisses.

L’on arrive à ce redressement avec un peu de persévérance sans avoir à recourir au bistouri. — Je maintiens la correction par des appareils plâtrés aussi légers et aussi sommaires que possible, et je mets ces enfants sur pieds dès le soir ou dès le lendemain de l’intervention.

L’on s’occupe d’abord de leur maintien dans la station debout. — Il faut au début les porter presque complètement. — Puis, petit à petit (quelques jours après) les muscles des membres inférieurs suffisent à peu près à la besogne ; l’enfant n’a plus besoin que d’être un tantinet aidé par deux mains. Puis l’appui de deux cannes le soutient et enfin l’appui de deux bâtons suffit.

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Après cela l’enfant est excercé à faire ses premiers pas; les premières tentatives échouent naturellement, l’enfant doit être véritablement porté.

Mais, après quelques jours, ou quelques semaines, cela dépend des cas, il arrive à faire un ou deux pas sans autre aide que celle de ses deux bâtons. — Dès ce moment la partie est gagnée.

L’enfant fera des exercices de marche toute la la journée ; un mois après généralement il sera capable de marcher avec un bâton et au deuxième mois il pourra lâcher ce dernier appui. Au sixième mois mon enfant de Trou ville faisait cent pas sans arrêt, sans aucun appui.

. L’on devine tout ce qu’il faut de patience tà l'entourage de l’enfant.

Effectivement la condition indispensable du succès, c’est de pouvoir compter absolument sur les soins intelligents et courageux des parents de l’enfant.

Si cette condition n’est pas remplie, j’aime mieux ne pas commencer le traitement.

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