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CHAPITRE XYII

Paralysie infantile. Pied bot paralytique.

Sommaire : Traitement médical : bains de mer, lotions d’eau de mer chaude.

Massages, électrisation.

Traitement chirurgical : arthrodèse ou enraidissement des jointures dont les muscles (péri-articulaires) sont trop atrophiés.

La suture et l’anastomose des tendons des muscles paralysés avec un tendon voisin appartenant à un muscle valide.

La paralysie infantile se traite ici par lesmoyens ordinaires : massages toujours, électrisation rarement et on adjoint à cette médication l’usage des bains de mer froids ou chauds et les lotions d’eau de mer chaude dans l’intervalle des bains.

Le traitement chirurgical ne donne pas des résultats très brillants lorsque la nutrition et le développement des membres sont par trop compromis; et l’on est obligé parfois d’opposer un

PARALYSIE INFANTILE

refus aux parents qui vous pressent d’agir par les interventions classiques : la suture ou l’anastomose

des muscles.

Cependant l’arthrodèse rend de grands services pour améliorer la marche. Nous avons déjà dit à propos des tumeurs blanches que lorsque les muscles péri-articulaires étaient très atrophiés, la correction de la marche était assurée par la suppression du jeu de la jointure. C’est pourquoi nous enraidissons celle-ci dans la paralysie infantile et cela est d’autant pins utile qu’ici l’affaiblissement des divers groupes musculaires n’est pas uniforme ; il s’ensuit un défaut de symétrie dans leur action pendant la marche d’où une boiterie très disgracieuse.

Nous avons fait l’arthrodèse un certain nombre de fois pour les diverses articulations du membre inférieur, avec un bénéfice réel.

Notre avivement se borne à l’ablation du revêtement cartilagineux des extrémités articulaires.

Pas de sutures osseuses : un appareil plâtré en bonne attitude.

C’est une opération bénigne.

Dans deux cas récents, nous avons pu produire une soudure solide d’un pied ballant, sans opération sanglante, en faisant des injections modificatrices irritantes (chlorure de zinc 1/60) dans les articulations tibio-tarsiennes et médio-tarsiennes et en immobilisant ensuite ce pied dans un appareil plâtré pendant quelques mois.

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Mais l’arthrodèse, même multiple, ne suffit pas toujours dans le cas de pied bot paralytique; il est des cas où le redressement ne peut pas se faire ; souder un pied en mauvaise attitude n’est guère rationnel, il faut commencer par rendre ce redressement possible.

Et pour cela, on est conduit à recourir à des tarsectomies qu’on fera sans plan arrêté absolument d’avance. On enlèvera toutes les cales osseuses, tous les obstacles qui s’opposent au redressement parfait et l’on soudera le pied dans cette attitude.

On arrive ainsi à faire de pieds ballants et complètement paralysés des pilons vivants, utiles et très solides.

Si la paralysie du pied est moins accentuée, si elle ne porte que sur un muscle ou sur un très petit nombre de muscles, l’on pourra arriver sans tarsectomie et même sans arthrodèse, a un résultat satisfaisant.

Pour cela, nous réunirons l’extrémité périphérique d’un tendon du muscle paralysé avec un tendon voisin appartenant à un muscle valide (anastomose ou transplantation).

Nous pouvons arriver ainsi à de bons résultats, à des améliorations réelles. Mais cette méthode n’est applicable qu’aux pieds bots paralytiques à forme bénigne et récente.

Lorsque la laxité des articulations ou les déformations osseuses sont accentuées, ce moyen ne

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suffit pas ; la tarsectomie avec arthrodèse est le seul moyen d’améliorer la situation du malade.

Ai-je besoin de dire que ces moyens chirurgicaux n’excluent pas les massages, les électrisations et les bains de mer chez ces enfants pendant la période qui précède et celle qui suit ces interventions.

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