FORMES CLINIQUES
En dehors de fé forme commune typique qui nous a servi pour type de description la prédominance de tel ou tel symptôme, le caractère de virulence de l'affection permettent d'individualiser un certain nombre de variétés cliniques dont les trois plus caractéristiques sont : la forme fébrile, la forme gastro-intestinale et la forme méningitique. Ù
La forme gastro-intestinale se traduit essentiellement pay la prédominance des symptômes : diarrhée et fièvre. |
Les selles nombreuses, de 12 à 15 par 24 heures, dans certains cas sont abondantes et très liquides, jaunes d’ocre ou vertes, s’accompagnant de vomissements, d’anorexie et de météorisme. La fièvre est souvent très élevée; le pronostic de cette forme apparaît au professeur Marfan l'une des plus meurtrières en favorisant l'établissement d’une diarrhée cholériforme secondaire qui emporte le petit malade.
La forme pseudo-méningitique. — Les symptômes méningés pr'édominent dans cette forme au point de masquer le reste du tableau clinique.
Troubles oculo-pupillaires, céphalée, raideur de
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la nuque, kernig justifiant la pratique d’une ponction lombaire.
Celle-ci ramène un liquide hypertendu et limpide avec hyperalbuminose et lymphocytose discrète. I] s’agit d'une réaction méningée simple. Exceptionnellement elle a montré l'existence d’une méningite aiguë suppurée à bacille d’Eberth. De pronostic très sévère elle aboutit le plus souvent au collapsus en une douzaine de jours, à une broncho-pneumonie terminale. | ;
Forme de maladie aiguë fébrile. — Elle se traduit par un symptôme capital : la fièvre et l'allure du tracé thermique fait parfois le diagnostic. De la diarrhée, de l’abattement, quelques légers phénomènes nerveux mais rien de saillant.
Forme pseudotuberculeuse. — Elle se caractérise chez un enfant débile, amaigri, avec micropolyadénopathie par une fièvre continue. Le diagnostic s'oriente vers une tuberculose en voie de généralisation. La cuti-réaction à la tuberculine sera d’un précieux secours pour le diagnostic.
Forme broncho-pulmonaire. — C’est une variété clinique que revêt fréquemment vers le 109 ou le 15° jour de son évolution la fièvre typhoïde du nourrisson. L’étendue des foyers broncho-pulmonaires, l'irrégularité de la courbe modifiée par l'apparition de nouveaux foyers attirent tout d’abord l'attention.
La splénomégalie est mise sur le compte d’une infection pulmonaire prolongée et la diarrhée est considérée comme une diarrhée secondaire,
Forme atténuée. — On conçoit qu’elle passe souvent inaperçue et il a fallu que l’enfant observé par Crespin et Athias mourut dans son lit pour que les lésions anatomopathologiques révélassent chez lui l'infection méconnue : aucune altération de l'état général, aucun trouble digestif, très léger amaigrissement, un seul vomissement la veille de sa mort tel a été chez lui le syndrome typhique.
Typhoidette. — Son évolution se fait en quelques jours avec plateau à peine marqué et défervescence rapide.
Ces 2 formes, avortée et atténuée, sont en général considérées comme rares chez le nourrisson. Peutêtre une plus large pratique du séro-diagnostic au cours des états étiquetés gastro-entérites du nourrisson en démontrerait-elle la fréquence.
Forme exanthématique. — Elle est rare chez le nourrisson à l'inverse de la typhoïde de l'enfant et se caractérise essentiellement par l'abondance anor-
male des taches rosées lenticulaires.