‹ Les Maladies Typhoïdes Chez Le NourrissonChapitre 13 sur 35 · CASE 17 RAC · texte numérisé non relu

CASE 17 RAC

Epistätis. — C’est un symptôme remarquable par sa rareté ce qui fait contraste avec l’âge adulte. «Il ÿ a un double écueil à éviter, dit Cadet de Gassicourt à leur sujet, celui deméconnaitre une fièvre typhoïde réelle parce que l’épistaxis fait défaut, et celui de reconnaitre une fièvre typhoïde absente parce que l’épistaxis existe. ‘» | Rate. — Elle est le plus habituellement hypertrophiée et elle se retrouve dans les 2/3 des observations, peut être serait-elle encore plus souvent signalée si elle était méthodiquement explorée. On en constatera l'hypertrophie non pas par la percussion, mauvais moyen d'exploration, mais par la palpation suivant la technique indiquée par le P' Marfan. La main ést appliquée bien à plat sur le côté gauche du thorax du petit malade, l'extrémité des doigts légèrement recourbés, dépassant un peu le rebord costal, on déprime alors doucement la paroi abdominale et on perçoit le pôle inférieur de la rate qui vient se placer de lui-même au contact des doigts explorateurs et les repousse au moment de lampliation thoracique.

© On apprécie ainsi le degré de splénomégalie et la consistance de la rate. Normalement, la rate est inaccessible tout au plus à peine perceptible si elle est un peu abaissée. Certes, elle peut rester nor- - maleetd’autrepart,son hypertrophie appartientchez le nourrisson, à bien d’autres états pathologiques, mais à titre d'appoint, une grosse rate estun signe

de première valeur pour le diagnostic de typhoïde.

Us

Taches rosées lenticulaires. — Elles constituent un signe pathognomonique, mais de même que chez l'adulte il n'apparaît que de façon inconstante dans une proportion assez variable suivant les auteurs : le quart à la moitié des cas.

Ces taches, d’autre part, apparaissent à la même époque que chez l'adulte, en géméral petites et peu nombreuses, présentant les mêmes caractères que chez lui : elles s’effacent à la pression, doivent être méthodiquement recherchées au niveau de la paroi abdominale, des flancs, au niveau de la poitrine, dans le dos, à la face interne des cuisses ét même sur les membres supérieurs. On ne saurait cependant, vu leur rareté, attendre ce symptôme pour poser le diagnostic de dothiénentérie. é

Langue. — Son aspect est assez particulier et constitue un bon symptôme,

Parfois sèche, elle est le plus souvent humide surtout remarquable par l’enduit blanchâtre qui la recouvre et respecte cependant un triangle rouge à la pointe et un liseré rouge sur les bords.

Les ulcérations de Duguet ne semblent pas s’observer chez le nourrisson. ;

Les lèvres et les gencives peuvent se recouvrir de fuliginosités.

Symptômes nerveux. — Ils consistent en phénomènes d’excitation ou de dépression. Le véritable . tuphos des anciens n’est pas l’un des traits dominants, cependant on peut le rencontrer et bien des foisonle retrouve atténué : enfant abattu, somnolent.

Der 0e MP

Brelet signale l’aphasie chez un enfañt de 26 mois.

C'est surtout dans les formes pseudo-méningitiques que l’on observe à des’degrés divers tous les signes d'irritation méningo-encéphalique.

Vomissements. — Ils ne s’observent pas de façon constante et se présentent sans caractères bien spéciaux.

C'est surtout chez les enfants les plus jeunes qu'on les rencontre, mais ils ne coexistent pas toujours avec les états méningés et constituent en somme un symptôme assez banal. Répétés d’autre part, ils peuvent aggraver l’état général en entravant l’alimentation.

Météorisme. — C’est un symptôme qui fait rarement défaut. Lorsqu'il est très accusé, il aurait pour le P' Marfan une valeur de pronostic sévère. Mais symptôme banal et fréquemment observé chez le jeune enfant, il n’a pas de valeur diagnostique.

C'est très exceptionnellement que le gargouillement de la fosse iliaque droite, symptôme fréquent chez l’adulte, sera observé.

Symptômes pulmonaires. — Extrèmement fréquents maistrès divers, ils consistent essentiellement en râles debronchite, respiration bronchiquetraduisantla condensation pulmonaire, râles muqueuxaux bases traduisant des foyers de broncho-pneumonie.

Une broncho-pneumonie aiguë peut enfin se déclarer favorisée par l’affaiblissement progressif du petit malade apparaissant comme une complication

du plus sévère pronostic.

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