Mus musculus, LiNné
La Souris commune.
Pelage d'un gris foncé, lavé de jaunâtre, plus cläir en dessous ; queue longue.
Fig. 9.—La Souris commune,
C'est également à l’ancien continent que nous devons la Souris. A l'exemple du rat, dont elle a les habitudes, elle recherche le voisinage de l’homme ; mais c'est surtout dans les greniers, dans les vides des planchers, dans les lambris, derrière les boiseries des appartements, qu'elle fixe sa demeure. Grâce à sa petite taille, elle pénètre par les moindres trous dans les âppartements, s’introduit dans les armoires, dans les tiroirs de meubles,
Où l’on est souvent embarrassé de savoir comment elle est entrée,
Elle se nourrit des mêmes aliments que ceux de l'homme, mais elle préfère le pain, le lerd, le fromage, le sucre, les fruits, les farines, les grains de toutes sortes, voire même la chandelle, et pour arriver à son but, elle désagrège le mortier des murs et perce des trous dans du bois souvent très dur.
Cependant si la Souris ne se bornait qu’à sa nourriture, ses dégâts seraient encore assez insignifiants ; mais pour le plaisit de ronger, elle s'attaque aux livres des bibliothèques, aux pièces des musées, au linge et aux marchandises de toutes sortes, qu’elle réduit souvent en poussière et qu’elle salit, de telle Sorte que ses déprédations peüvent amener des pertes considérables,
En dehors de ces méfaits, la Souris est pourtant un joli petit animal. Sa Peau est tendre et son pelage doux ; ses membres sont d’une grande déli. Catesse, ses yeux sont vifs et animés ; elle court et grimpe à merveille, elle est douce et inoffensive, elle est gracieuse dans tous ses mouvements, elle est prudente et. observe tout. Si on la tolère elle finit par s'habituer à l’homme et à courir sous ses yeux ; elle vient même manger ce qu’on lui offre, et on finirait par l'aimer, si on pouvait oublier ses méfaits.
Il est Pourtant des personnes qui ne peuvent jamais s'habituer à ce petit animal et sa vue leur inspire toujours de Peffroi, particulièrement aux
femmes qui souvent Poussent des cris et s'enfuient avec précipitation,
La Souris produit plusieurs fois dans l'année et de six à huit petits chaque fois. Elle compte parmi ses ennemis les chiens, les chats, les belettes et les pièges que l’homme lui tend.
5 FAMILLE CASTORIDÆ, Casrors.
Formule dentaire, — ;, = M. =
Les animaux de cette famille se distingueñt par une forte taille, un corps lourd et vigoureux ; leurs membres antérieurs sont munis de cinq doigts adaptés pour creuser le, sol et pour saisir fortement les objets; les doigts postérieurs, également au nombre de cinq, sont unis entre eux par une peau membraneuse ; la queue est très forte, très aplatie en forme de rame et écailleuse; les oreilles sont courtes; la clavicule est persistante ; les incisives
Les Castors sont pourvus de deux sacs glanduleux qui sécrètent une matière grasse, À odeur forte, peu agréable, au goût âcre et de couleur rougeâtre ; elle est connue sous le nom de castoreum, et on l'emploie en médecine.
Les organes génitaux dans les deux sexes aboutissent au rectum, de sorte qu’il n’y a qu’une seule ouverture commune à l'extérieur.
Cette famille est peu nombreuse en espèces, et son parCours géographique ne s'étend qu’à l’Amé. 4e septentrionale et au nord de l'ancien continent.