CONCLUSIONS
I. — Le syndrome catatonique colibacillaire du petit enfant est avant tout un syndrome moteur :
Contracture musculaire généralisée, réalisant une immobilité totale en extension, avec conservation des attitudes imposées (catalepsie). -
Négativisme actif.
Phases de rémission accompagnées de mouvements involontaires et stéréotypés.
Il s'accompagne d’une pâleur intense des téguments, parfois d’accès de polypnée paroxystique.
Les troubles psychiques sont au second plan.
IT. — Il est dû à l’exotoxine neurotrope du colibacille dont l’action porte sur les centres cérébraux supérieurs : cortex et noyaux gris centraux, y déterminant un trouble psycho-moteur qui se traduit par la suspension de l'initiative motrice et de la mise en train volontaire.
III. — Chez le petit enfant, le fonctionnement cortical étant très réduit, l’action de la toxine porte plus électivement sur les noyaux gris centraux, ce qui explique les analogies existant entre les symptômes catatoniques du petit enfant et ceux de la série extra-pyramidale.
IV. — L'apparition chez un petit enfant d’un syndrome catatonique au cours d’une pyrexie dont on n’a pas fait la preuve et qui atteint gravement l’état général, doit faire penser à la toxi-infection colibacillaire. Toutefois l’examen bactériologique des urines devra l’avoir précédé.
ddl