LL
Alcool! éthyhqne dé es. 1,15 Esprit de vin de Montpellier... ....... 7,50 Eau-de-vie de poiré................ 7,85 — de cidre et de marc....... 7:90 — degrains us PR A (
En rectifiant ces produits, on les rend bien
ques,
de mélasse de betteraves...
de débit de vin (qual. ord.). 7,10 (qual. infér.). 6,30 de pommes de terre. ......
La
moins toxI-
On a retiré (Morën) des alcools des alcaloïdes ou des bases de nature encore peu connue mais très toxiques qui paraissent se rapprocher des bases de la putréfaction et qui sont fabriqués par des microbes étrangers aux levures de la fermentation alcoolique. Ces bases sont très toxiques et contiennent des poisons extrêmement violents pour les centres nerveux. Leidet qui les a recherchés dans les différents alcools en a trouvé des proportions diverses suivant les alcools étudiés.
Base en milligr.
Degré d’alcool par litre HAurdeVie Vrellle An 0, 450 5,48 SAONE 6 bn RTS ECC A PE 55° 22,25 Flegmes de grains saccharifiés par AGIT REG ANT SRE nee 7e 5Qo 2,21 Flegmes de grains saccharifiés par le RENE re RC CR ER Se UE. 1,70 Hiesmestyie betteraves... Ne 580 12,15 het mélasse. Me ns TR 76,88
D’après Pier:on et Magnan, Combemale, Mairet, il faut redouter dans les liqueurs non seulement l'alcool, mais encore le bouquet artificiel qui laromatise. Le furfurol a été étudié expérimentalement par Lépine; il est excessivement dangereux et ‘surtout épileptisant. D'après Murchison les liqueurs seraient encore très auisibles par le sucre qu’elles renferment; à quantité égale d’alcool elles seraient plus redoutables que les boissons non sucrées. Laborde a étudié séparément chacun des produits qui se rencontrent dans les alcools et place au premier rang de toxicité les huiles de vin ou bouquets des vins, le furfurol, l’aldéhyde salicylique, le salicylate de méthyle, laldéhyde benzoïque et le benzo-méthyle ; ces poisons sont essentiellement des con-
vulsivants. Mairet, Combemale, Cadéac et Meunier ont noté l'influence désastreuse des essences sur le système nerveux. Dans ces dernières années enfin, Joffroy et Serveaux ont repris l’étude de la toxicité des alcools à l’aide d’une méthode nouvelle. Voici les résultats de leurs recherches.
nn. À Dose toxique des alcools pour un hilogramime de lapin.
Alcool méthylique .........
— éthylique...... RER — propylique .........
— isobutylique........
— amylique..... Er
Les substances qu'on trouve communément dans les | alcools commerciaux ont pour équivalents toxiques d’après
Joffroy, Serveaux :
Atdébyde Res ARS Acélonez 25. es RATER Pururo les HAE ae ;
Enfin, expérimentant sur un certain nombre d’alcools du
commerce, ils ont trouvé comme doses {oxiques.
Cognac jeune. ne.
ATMALDAC VIEUX ee.
Eau-de-vie de cidre, ....
Marc de Bourgogne...,...
Eau-de-vie de prunes. .
RSC Re Eau-de-vie de betteraves...
er. AT
LR
Ces prémisses posées, entrons directement dans la patho- . PC
génie des troubles nerveux dus à l'alcoolisme. L'alcool semble passer en nature dans le sang. L'alcool concentré à 89° détermine une perte immédiate des propriétés s physiologiques des nerfs avec lesquels il est en contact ; les nerfs imprégnés d'alcool de même que les nerfs imprégnés d’éther ne transmettent plus les impressions sensitives ni les impressions motrices : les nerfs présentent des altérations nécrosiques ;. l'alcool dilué à 50 0/0 agit de la mème facon qu à 25 0/0 et provoque des altérations nécrosiques moins évidentes et des paralysies incomplètes ; au titre de 45 0/0 il n'amène plus de troubles fonctionnels (employé en injection toutefois), car employé en irrigation il fait disparaître lexcitabilité.
Les alcools amylique, propylique, caprylique, allylique et isobutyrique ontdes effets encore plus puissants que les alcools éthylique et méthylique.
Des expériences ont été faites en Allemagne sur 12 chiens avec de l'alcool pur ou impur à 32 0/0, à la dose de 40 c. c. à 22 c. c. d'alcool par kilogramme d'animal et par jour.
L'un des chiens qui ingéraient de l'alcool amylique a eu des convulsions ; l’autre, une paralysie progressive d'arrière en avant, L'un de ceux qui ingéraient de l'alcool recuilié à présenté de la paralysie spasmodique des membres postérieurs. L’affaiblissement de l'intelligence et l'incertitude générale étaient des plus marqués chez un des chiens ayant ingéré l'alcool impur que consomme le bas peuple berlinois. Mais, les mêmes phénomènes, ainsi que le tremblement, furent notés à un degré moindre chez tous les chiens soumis depuis un certain temps au régime alcoolique.
L'auteur de ces expériences n’a observé ni pachyméningite hémorrhagique, comme Kremiansky, ni la dégénération grise de la moelle épinière, comme Magnan, ni la méningo-
BROUSSAIN d
en.
à encéphalite chronique, comme Mairet et Combemale, enlin, il n’a pu découvrir aucune altération notable des nerfs.
De même, expérimentalement, Joffroy et Serveaux ont obtenu par l'intoxication aiguë par l’alcool éthylique les troubles suivants : abaissement considérable de la température, d’abord accélération puis ralentissement des mouvements respiratoires et cardiaques, des phénoménes paralytiques et convulsifs, puis du coma avec du nystagmus, de la mydriase ou du myosis.
Quant aux essences, les recherches ont été surtout faites par Laborde, Daremberg, Cadéac et Meunier, Surmont et Delval. IL résulte de toutes ces recherches que ce sont surtout ces essences quiagissent sur le système nerveux et que, de toutes les boissons, les plus dangereuses sont celles que l’on débite dans tous les cafés sous le nom d'apéritifs.
L’essence de mélisse est calmante et soporifique ; SOn àaction hypnotique n’est pas immédiate en injection intra-vel-. neuse, mais l'excitation primitive est très fugace, cette essence stupéfie l’encéphale sans troubler beaucoup lintelligence, elle est surtout hypnotisante ; elle réagit peu sur la moelle ; la force musculaire reste intacte et les extrémités nerveuses périphériques ne sont pas atteintes. Le bulbe est peu influencé. Les sens sont conservés jusqu’à l’empoisonnement extrème. L'essence de mélisse ralentit la respiration et le pouls, abaisse la tension artérielle, modifie la température animale ainsi que les fonctions digestives. Ÿ
La muscade est un stupéfiant de l'intelligence et un sédatif de la circulation, mais un bon digestif. L’essence de girofle à faible dose diminue la sensibilité et les mouvements volontaires : elle les supprime, à forte dose; c’est lune des essences les plus toxiques : elle stupéfie le cerveau, diminue les réflexes, produit l'ivresse, l’analgésie, l'anesthésie, le sommeil, et abaisse latempérature.
Les D
2 Dole
. L'essence de coriandre à faible dose excite légèrement, pour déprimer ensuite ; des quantités plus fortes amènent une ivresse folle qui est bientôt remplacée par une ivresse lourde avec anéantissement des forces et sommeil profond ; les doses toxiques produisent presque immédiatement la résolution musculaire ét Panesthésie.
L’essence d'angélique est excitante et stimulante ; prise à faibles doses elle est calmante et déprimante.
L'essence de cannelle est stimulante à faible dose ; son action est déprimante etirritante ; elle détermine de la tristesse et de la somnolence, À forte dose, elle donne des convulsions et de l’adynamie,
L’essence de citron provoque des phénomènes immédiats et des phénomènes consécutifs ; les premiers sont lexagération de la sensibilité et de la puissance musculaire, les ballucinations, l'ivresse, les tremblements, la contracture. l’incoordination motrice, les convulsions ; les deuxièmes sont la tristesse, la pesanteur de tête, la somnolence, une longue et profonde stupéfaction cérébrale et de l'adynamie.
Les boissons avec essences telles que vulnéraire, eau d’arquebuse, amer Picon, vermouth, présentent les mêmes phénomènes,
Différents auteurs se sont appliqués à déterminer le degré de toxicité des nombreuses essences qui composent la liqueur complexe appelée absinthe. Cadéac et Meunier divisenten deux groupes principaux les essences qui entrent dans la composition de la liqueur d'absinthe, débitée par le commerce : un groupeépileptisant formé parl'absinthe, lhysope, le fenouil ; un groupe stupéfiant formé par Panis, la badiane, langélique, lorigan, la menthe.
L'absinthe est en tête du premier groupe par sa toxicité, mais l'hysope et le fenouil ayant des propriétés nocives très énergiques, produisent des convulsions violentes chez
ro
les animaux auxquels on les fait absorber. Dans la série des stupéfiants, l’anis a des effets narcoliques trè: grands; il engendre de l'hébétude, du tremblement et des troubles de la vision : son essence serait Ja cause des accidents les plus graves. Ces résultats mériteraient confirmation, d'autant que, d’après les recherches de Laborde, l’essence d’absinthe seule arriverait à produire l’attaque épileptiforme et convulsive, tandis que les essences d’anis, d'angélique, de fenouil ne donneraient lieu qu'à des phénomènes physiologiques de peu d'importance. |
Nous en avons fini avec la pathogénie ; qu'il nous suffise de dire, pour finir, qu'à côté de cette intoxication par l'alcool el les essences, il y en a une autre qui joue un certain rôle et qui provient d’une auto-intoxication, résultat des altérations du foie ou des reins si fréquentes au cours de lal-
coolisrie.