‹ Les manifestations nerveuses de l'alcoolismeChapitre 26 sur 28 · C. formes rares de la paralysie alcoolique · texte numérisé non relu

C. formes rares de la paralysie alcoolique

Moneplégie.

Hémiplégie.

Paralysie du moteur oculaire externe ou commun, du facial ; ptosis, ophthalmoplégie.

Névrite du pneumogastrique.

D. Formes alténuées.

a. Parésies alcooliques matinales passagères.

b. Parésies limitées à un nerf, s’accompagnant de troubles de sensibilité et de troubles trophiques et vaso-moteurs.

c. Parésies diffuses des membres supérieurs, surtout accentuées sur les extenseurs.

d. Parésies diffuses des membres inférieurs qui se divisent en deux groupes : -

10 Dans l’un la parésie prédomine sur les extenseurs.

2° Dans l’autre elle siège sur tous les muscles indistinctement.

Æ. Ces paralysies alcooliques ont un pronostic variable ; elles s’accompagnent fréquemment de. psychose polyncévrilique et peuvent simuler le tabes, s'en distinguant par

l'absence de crises viscérales, de douleurs en ceinture, et , 5) 3

de troubles des sphincters. Le début et l’évolution sont plus rapides ; le signe de Robertson et les paralysies des muscles de l'œil font défaut ; le rétrécissement du champ visuel intéresse primitivement le centre et non la périphérie comme dans le tabes, etc...

5° Les troubles intellectuels sont très fréquents ; ce sont les suivants:

Lo [vresse sous toutes ses formes.

2° Délire alcoolique simple avec ses trois signes pathognomoniques pouvant le faire reconnaître.

a. Etrangeté lerrifiante des hallucinations.

b, Mobilnté de ces hallucinations.

ce. Hallucinations ayant pour objet ordinaire les occupaions habituelles du malade ou la préoccupation dominaute du moment.

3° Delirium (remens avec ses différentes formes, légère, subaiguë, aiguë,

4° Manie, Lypémanie, Mélancolie.

D° Pseudo-paralysie générale.

6° Paralysie générale (très discutée).

6° Les lésions que lon peut trouver dans le cas de manifestalions nerveuses de l'alcoolisme sont extrêmement variables ; ici fugaces ou passagères, là tenaces, chroniques.

Du côlé des méninges. Pachyméningite., Méningite chronique, Congestion où épaississement et fusion, ou plaques sur la pie-mère et Parachnoïde, parfois taches ecchymotiques.

Le cerveau el le certelel présentent de l'hyperhémie, des suffusions sanguines, de l’exsudation. Au microscope on constate une dégénérescence granulo-graisseuse el pigmentaire des artérioles e& des capillaires et des éléments nerveux ; dans la gaine lymphatique des vaisseaux 11 y a des amas granuleux ; les noyaux des cellules nerveuses peuvent être à contours irréguliers, avec disparition des saillies triangulaires des cellules ; ou note souvent une chromatolyse très accentuée,

Du côté de la moelle on a noté la congestion des méninges et Pœædème, leur épaississement, le ramollissement de la moelle, des altérations des cellules des cornes antérieures (noyaux des ceilules dentelés, puis subdivisés en petites granulations et disparaissant ; cellules moins aptes à fixer les matières colorantes, vacuolisation de leur intérieur, dis-

parition de leurs prolongements, désagrégation définitive),

= Ti a

Du côté des nerfs on a observé de la névrite segmentaire, péri-axile, de la névrite parenchymateuse, interstitielle, de la névrite mixte. & D’après Uhtholf, la lésion du nerf optique dans l'intoxication alcoolique porterait primitivement sur le tissu interstitiel, se localiserait de préférence dans la portion intraorbitaire du nerf, et irait en s’atténuant de la périphérie du nerf à sa partie intra cranienne. c D'après Rymowitsch les lésions primitives siègent non pas dans le nerf optique mais dans les cellules ganglionnaires de la rétine (dégénérescence graisseuse et pigmen- - taire du protoplasma avec conservation du noyau); il ya à la suite névrite ascendante; la névrite interstitielle est secondaire à la névrite dégénérative.

7 La pathogénie se déduit de la composition des différentes boissons : plus l'alcool est rectifié, moins il est mauvais : il faut compter comme choses nuisibles dans les boissons non seulement l'alcool qui est dans beaucoup de cas de l'alcool, inférieur, mal disullé, mais encore le bouquet artificiel qui l’aromatise, le sucre, les huiles de vin, les

- essences, qui sont de toutes ces substances les plus dangereuses, étant'essentiellement convulsivantes.

” Vu :le doyen,

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