I) APERCU HISTORIQUE
Les premières manifestations pathologiques du cœur dans l’oxycarbonémie furent décrites postérieurement aux lésions nerveuses et cérébrales. Et encore, ne s’attachait-on, au début, qu'aux lésions microscopiques rencontrées lors des autopsies.
Ce furent les Allemands qui s’appliquèrent le plus à signaler ces altérations de l’appareil cardio-vasculaire.
En 1865, Kiers décrit de petites hémorragies avec des foyers de nécrose siégeant dans le myocarde. En 1906, le même auteur note ces lésions au niveau de la valvule mitrale; en même temps, avec WAcHHoLz, il observe des embolies dans le territoire des vaisseaux coronaires.
Un peu plus tard, en 1919-1920, plusieurs auteurs germaniques, entre autres HERZOG et SEIPEL, signalèrent des lésions nécrotiques du cœur avec processus d'infiltration. LIEBMANN, STRASSMANN, GEY et plus tard STAEMMLER, rapportèrent dans leurs travaux de semblables altérations de l’appareil cardio-vasculaire.
Parfois celles-ci prirent une importance plus considérable, comme dans le cas de PULVERTAFT en 1932, où l’auteur anglais découvrit à l’autopsie une rupture du ventricule droit après intoxication au gaz d’éclairage.
Mais, entre temps, certains auteurs avaient rapporté des troubles objectifs imputables à l’oxyde de carbone. C’est ainsi que les manifestations angineuses
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au cours d'intoxication ont été signalées pour la première fois par ZANDER en 1911. Cet angor parut si bien dépendre de l’asphyxie que l’auteur n’hésita pas à considérer cette manifestation comme un accident du travail.
En 1919, Dino, dans sa thèse sur la lutte contre l’oxvde de carbone pendant la Grande Guerre. dit déjà que les phénomènes cardiaques sont plus fréquents et de plus longue durée que les phénomènes nerveux.
Beaucoup vlus tard, les Américains. tels que Woop et Hrprry en 1935. attribuèrent à l’oxvde de carbone un rôle important dans l’annarition des roronarites. Leurs conclusions. de même que celles de MASTER, Dackr et TAFFE. furent que l’oxvde de carbone était responsable de l'augmentation saisonnière de la thrombhoce des coronaires.
En 1038 RErck et Surter de Baltimore. attrihuôrent an même vaz la nrodurtion de mvocardite. Ts déerirent enx aussi les netites hémorrasies et les infilfrations néri-vasenlaires avec fovers de nécrose siéceont au nivean du cœur,
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Cect à Corwrv. en 1998 ane revient le mérite avoir fait le premier tracé électriqne dn cœur au cours d’une intoxication. I nota un bloc auriculoventrientaire et insjeta tort de suite sur le caractère imnortant des anomalies électriqnes, à savoir leur rénorsibilité.
C’est ensuite LITZNER, en 1936, qui rapporte le cas d’un intoxiqué où la dilatation du cœur, aussi bien des cavités droite que gauche, le frappa. Il insista sur les troubles de la conduction, sur l’augmentation de