‹ Les manifestations pathologiques du cœur dans l'oxycarbonémie aiguëChapitre 9 sur 48 · MITO NE · texte numérisé non relu

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différents phénomènes morbides peut-être imputables à l’oxycarbonémie endogène, ainsi que l’a fait remarquer le Professeur LOEPER dans d’intéressantes publications.

Après un bref aperçu historique, nous relaterons dans une étude clinique quelques observations prises à la clinique médicale de l'hôpital Saint-Antoine, et les observations des auteurs étrangers prises parmi les plus caractéristiques. Nous en tirerons des conclusions que nous comparerons aux travaux antérieurement publiés au quadruple point de vue des modifications du pouls, de la tension artérielle, des signes fonctionnels du cœur et de l’électrocardiogramme. Nous insisterons particulièrement sur les anomalies électriques rencontrées au cours des intoxications, et nous en déduirons quelques pronostics sur l’avenir des intoxiqués à l’oxyde de carbone.

Puis nous décrirons les principales lésions rencontrées au cours des autopsies des sujets morts en état d'intoxication.

Pour compléter cette étude, nous relaterons les importantes expériences de MM. André Varay et Jean CoTTET sur des cobayés et des chiens ainsi que celles de CAcCuRI sur des lapins.

Pour terminer, nous étudierons les différentes théories pathogéniques : la théorie toxique, appuyée par les travaux de MM. Camus et PAGNIEZ, et la théorie anoxémique. Au cours de l’exposé de cette dernière théorie, nous relaterons les différentes expériences portant sur les troubles d'échange de l'oxygène, en particulier celles de MM. BINET, STRUMZA et ORDo- ‘NEZ — expériences dont les résultats sont tout à fait comparables à ceux obtenus par l’intoxication au CO. C’est, du reste, un des arguments sur lequel s'appuient les partisans de l'hypothèse anoxémique.

Nous tenons à remercier particulièrement le Docteur André VARAY de l’aide autorisée et bienveillante qu’il nous a donnée pour mener ce travail à bonne fin.

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