C) TROUBLES DU RYTHME
Après l’intoxication aiguë, CACCURI a observé une tachycardie avec pouls petit, et souvent des extrasystoles qui peuvent persister pendant longtemps, parfois même plusieurs mois, ou devenir transitoires, ou
encore régresser jusqu’à ce que tout rentre dans l’or-.
dre. Parfois les altérations du rythme s’accentuent de plus en plus jusqu’à la mort de l’intoxiqué. A cette
Hip + De
tachycardie initiale succde souvent une bradycardie qui peut d’ailleurs s’instituer d’emblée.
KROETZ a également relevé une tachycardie dans les premiers jours qui suivent l’intoxication, puis une bradycardie. |
GRÔTSCHEL a noté lui aussi de la tachycardie ou bradycardie avec extra-systoles sans préciser si l’une ou l’autre était plus fréquente.
ZoNDECK n’a rencontré que des extra-systoles. STEINMANN a signalé uniquement la bradycardie.
Dans nos observations, nous avons trouvé sept fois de la tachycardie, trois fois de la bradyeardie, et quatre fois un rythme normal. Nous n’avons pas fait les mêmes constatations que KROETZ, à savoir une bradycardie faisant suite à la tachycardie des premiers jours de l’intoxication. De même nous n’avons pas relevé d’extra-systoles.
Dans les observations relatées ci-dessus de COLWIN et de STEARNS, DRINKER et SHAUGHNESSY, ces auteurs ont noté de la tachycardie persistante, non suivie de bradycardie.
On peut donc en conclure, quant aux troubles du rythme, que ceux-ci n’obéissent à aucune systématisation dans l’intoxication oxycarbonée, mais qu'ils sont fréquents et qu’ils ont les mêmes caractéristiques des altérations électrocardiographiques, à savoir la multiplicité et la réversibilité.
D) ALTERATIONS ELECTROCARDIOGRAPHIQUES
Il ressort de nos observations plusieurs points importants quant aux altérations de l’axe électrique du cœur.
On constate en effet :