CAPES
A ces exemples empruntés à des familles de maï-
tres allemands de l’art classique, nous pouvons-ajou--
ter celui d’une famille nombreuse de musiciens fran-
çais, les Couperin, qui se sont succédés, pendant plus
d’un siècle, comme organistes de l’église Saint-Gervais à Paris, et dont le plus illustre représentant est François Couperin, surnommé le Grand (1668-1733).
Rappelons encore que la mère de Félix Mendelssonn avait la réputation d’une excellente musicienne, et que sa sœur aînée, Fanny, fut une claveciniste remarquable ; que le père de Rossini était le joueur de trompette (Tubatore) officiel de sa municipalité, et que sa mère connut le succès au théâtre comme cantatrice. Nous retrouvons dans la famille des Weber la trace d’aptitudes ancestrales dont hérita Carl- Maria, le compositeur génial du Freyschütz. L'hérédité musicale est également constatée dans la famille des Schubert, des Schumann, des Meyerbeer. Les musiciens de l’époque contemporaine fournissent aussi, à peu près tous, des arguments non moins pro-. bants en faveur de la thèse d’une hérédité musicale, enrichie, par surcroît, dans la plupart des cas, d’aptitudes intellectuelles au-dessus de la moyenne.
Nous nous bornerons à rappeler que notre génial Saint-Saëns eut un grand-oncle paternel construc-
teur d’orgues et amateur passionné de musique. Nous.-
signalerons enfin le cas de Jules Massenet particulièrement digne de remarque : son père, officier de l’armée impériale, avait eu quatre enfants dépourvus d’aptitudes spéciales pour la musique; quatre -autres
At.
enfants issus d’un second mariage, dont Jules Massenet, se révélèrent au contraire comme doués de goûts
artistiques, et spécialement musicaux qu'ils tenaient de leur mère.