‹ Les Manifestations précoces du Génie MusicalChapitre 19 sur 39 · PR VE · texte numérisé non relu

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qui transmet la sensation du son au nerf optique, est perçu comme chatouillement par le nerf tactile. Il faut donc que quelque chose s'ajoute aux vibrations pour que nous puissions percevoir un son. Cette condition indispensable n'est attachée qu’au nerf acoustique et ne nous est connue que par ses effets. Personne ne peut, en effet, se souvenir au moyen de ses nerfs auditifs, de ce qu’il a perçu au moyen de ses nerfs visuels.

Les phénomènes de l'audition se passent donc dans un certain nombre de cellules spécialisées. Ces cellules sont groupées et incluses dans le squelette pétreux de l'oreille interne. L’action dynamique porte sur les canaux demi-circulaires, ampoules de l'oreille interne qui sont des organes kinesthésiques. Bonnier, comblant les lacunes de la théorie de Helmholtz, soutient que l’audition ne se rattache pas à un processus moléculaire, à la répétition des ébranlements de l'air, mais à un processus molaire ou de masse, à un mouvement des organes auriculaires suivi d’une excitation du nerf auditif. On attribue la perception des sons au va et vient de milieux successifs, petits et suspendus, tels que : les osselets, le liquide labyrinthique, les tympans cochléaires et la membrane de la fenêtre ronde, aboutissant à une irritation continue de la papille. On acquiert bien la preuve que ce sont les nerfs des organes de nos sens qui déterminent la nature des sensations, lorsqu'on soumet ces organes aux influences de l'électricité. Fétis, dans un mémoire publié par l’Académie Royale de Belgique, a montré que le nerf optique, placé dans le courant d’une pile

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