‹ Les manifestations vésicales et urétrales dans les prolapsus génitauxChapitre 33 sur 37 · CONCLUSIONS GENERALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GENERALES

IL. — Les manilestations vésicales et urétrales sont fréquentes, voire même constantes, dans les prolapsus génitaux.

IL — Leur apparition peut être précoce dans l'évolution du prolapsus ; elles constituent alors un signe de début. Il importe donc de songer au prolapsus chaque fois qu'une femme vient consulter pour des troubles de la miction, et de ne pas se contenter du diagnostic trop facile de cystite.

IT. — Leur intensité est indépendante du degré du prolapsus, et l’on voit souvent une urétrocèle ou une cystocèle de minime importance s'accompagner de troubles urinaires tels qu'ils constituent, pour la malade, une infirmité bien pénible.

IV. — Il existe une hiérarchie parmi ces troubles ; les uns sont fréquents : la pollakiurie, lincontinence. Les autres, beaucoup plus rares : la rétention, la cystalgie, les douleurs à la miction.

V. — Du point de vue clinique, ils se caractérisent essentiellement par leur accentuation sous l'influence de la station debout, de la fatigue, des efforts, de la menstruation.

VI. — L'examen ne montre parfois qu'une simple procidence de la paroi vaginale antérieure, sans abaissement de l'utérus.

VII — Leur substratum anatomique est représenté par des déformations assez caractéristiques des organes urinaires : diverticule vésical, urètre « en S italique » (Figarella).

VIII — Indépendamment de ces lésions, un facteur sympathique paraît indiscutablement intervenir dans leur production, soit isolément, soit conjointement avec les facteurs mécaniques.

IX. — Il existe toute une gamme d'opérations dirigées contre le prolapsus urétral ou vésical. Ces opérations ne sont pas à conseiller, parce qu’elles n’enrayent pas l’évolution du prolapsus génital.

Zone

X. — Le traitement doit se résumer en la cure aussi parfaite que possible du prolapsus. Il faut, de toute nécessité, replacer lutérus en bonne position : automatiquement, la vessie et l’urètre le suivront. Bien entendu, la sangle pelvienne, surtout chez la femme jeune, ne doit pas être oubliée. Mais le traitement de choix de ces troubles reste l'hystéropexie ou la ligamentopexie.

LU ET APPROUVÉ : VU ET APPROUVÉ Le Président de Thèse, Le Doyen, Yves BOURDE. LUCIEN CORNIL.

VU ET PERMIS D'IMPRIMER Aix, le 12 Octobre 1940 Le Recteur, GAU.

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