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GENERALITES
Les organes pelviens sont si intimement unis par les liens de l'anatomie et de la physiologie, qu’il est aisé de comprendre leur interdépendance pathologique. Il est banal de dire que les processus inflammatoires et tumoraux de l’un de ces organes ont, sur les autres, un retentissement plus ou moins important, plus ou moins précoce, mais presque constant. Parfois même, l’organe malade n’est pas le premier à traduire sa souffrance, et l’attention du clinicien peut être attirée par des symptômes fonctionnels appartenant à l’un des organes voisins.
C’est ce qui se passe dans les prolapsus génitaux. Certes, une fois le prolapsus bien constitué, les troubles urinaires ne manquent guère ; mais leur intérêt est alors secondaire. Ce qui compte, c'est le prolapsus : c’est lui qui incommode la malade ; c’est lui que l'examen, même superficiel, révèle ; c’est contre lui que l'acte chirurgical va s’efforcer de lutter. Mais au début, alors que l’utérus paraît encore en bonne position à l'examen sommaire, ce sont de petits troubles urinaires, des troubles rectaux légers qui inquiètent la malade et lui font consulter un médecin. Ces signes, le chirurgien devra en connaître la valeur pour les rapporter à leur véritable cause, la chute des organes génitaux, faute de quoi la thérapeutique fera fausse route et restera sans effet.
Les buts que nous nous sommes fixés, dans cette thèse, sont les suivants : montrer l'importance que prennent souvent ces troubles urinaires au cours de l’évolution des prolapsus, et en particulier à leur période de début et dans leurs formes Îfrustres ; apprendre à rechercher l'existence du prolapsus chez ces femmes qui viennent se plaindre d’incontinence d’urine, de pollakiurie ; attirer l'attention sur la cystocèle inappréciable à l'examen superficiel, et dont pourtant la cure, seule, pourra améliorer ou guérir ces malades : mettre en garde contre le diagnostic de « cystite » trop souvent porté dans ces cas-là.
Après un brel historique, nous exposerons, dans un premier chapitre, le syndrome tel qu'il se présente en clinique : le sujet,
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ses antécédents, les troubles qu'il ressent, y seront minutieusement décrits. Un deuxième chapitre sera consacré aux résultats de l’examen, aussi bien de l'appareil génital que de l'appareil urinaire. Puis, dans un troisième chapitre, nous essaierons d'interpréter les troubles observés, par l'anatomie et la physiologie pathologiques. Enfin, dans un quatrième et dernier chapitre, nous tirerons les conséquences thérapeutiques des considérations précédentes, et nous terminerons par des conclusions générales.