LOUIS XV K T LOUIS XVI
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ture de Boiudier avec celie de Cozeüe et la date de 1771. C’est certainement une des enivres les plus parfaites du maître tapissier
Aniinte et Silvie, d'après Bouclier.
dont la carrière se prolonge de 1740 à 1801. Le modîde de cette pièce qui appartient au musée du Louvre est certainement du nomlu e des bons tableaux de son auteur. Or. nous ne craignons pas de ratfirmei', la tapisserie l'emporte de beaucoup sur la peinture par
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LA MANUFACTURE DES GOBELiNS
rharmoiiio, la délicatesse des tons, le charme de l’ensemble. Les A//iottrs des dieux, non plus que les sujets de la Fable, n’ont eu la vop^ue (h'S tentures de François de Troy ; peut-être aussi les difficultés d’t'xécution furent-elles un obstacle à leur expansion. Les (‘xemplaii'es qu’on en connaît sont moins nombreux que ceux de la suite d’Esther. Leur traduction fut commencée dès 1741 ; une jiartie des tentures est l’œuvre de Neilson ; d’autres portent la siü,Tiature de Cozette.
Houclier laissa encore d’autres modèles aux Gobelins. Ce sont : Le But, Aminle et Silcie, les Pastorales. Les deux peintures originales d’Aininte et Silvie existent encore à la manufacture. On a ])lusieurs fois, en ces dernières années, reproduit la scène principale représentant la Didivrance de St/lvie on la trouvera ci-contre. Le But a fourni diverses interprétations, tantôt en hauteur, tantôt en largeur. Quant aux Pastorales, il ne faut pas les confondre avec les sujets identiques, souvent recopiés à Beauvais. Les pastorales des Gohelins se composent de la Pèche, la Bonne Aventure et de Vertumne et Ponione. Ce dernier modèle ligure aussi, comme on l’a vu, parmi les Amours des Dieux et les Sujets de la Fable.
Le talent du peintre Charles Natoire, dont le palais des Archives nationales conserve l’œuvre maîtresse dans le fameux salon ovale de la pi'incesse de Souhise, était de ceux qui pouvaient le mieux se pivte)' aux lois de la tapisserie. Trois modèles inspirés par V Histoire de Marc Antoine et de Cléopâtre lui furent demandés vers 17.70, (d on en resta là. Aatoire, il est vrai, partit vers cette époque pour nunplacer à Borne, comme directeur de l’Académie, son eoidivia' de Tinv. Mais les grandes compositions représentant l’Arrieée de Clèopditreà Tarse, le Triomphe de Marc Antoine et le Ptepas dr Cléopri/re, semblent avoir eu peu de succès ; la tenture ne fut e.xéculée ([ue deux fois, en 1771 et en 1761.
Dans la seconde moitié du xvuf .siècle, le tapissier engage la lutte avec la |»einture. Ihir un oubli fâcheux des rî'gles élémentaires de fart, on lui ihunandt' des reproductions de portraits.
De x't'ritahles (diefs-d’umvre eu ce genre sont livrés par Cozette (|iii, à son hahiltdé de tapissier joignait un ceiiain talent de peintre. Cozette a signé le j)ortrait en pied de Louis XV d’après