ALLEMAGNE
La classe des manuscrits enluminés originaires d’Allemagne est encore plus pauvre que celle des manuscrits peints dans la Grande-Bretagne. Elle se réduit, à proprement parler, à un seul volume :
[CXXIY]. Bréviaire latin, in-4° (n° 1165), terminé en 1487 pour un membre de la famille de Fremdenberg, dont la grossière ornementation atteste l’infériorité des décorateurs d’outre-Rhin, comparés à ceux de France et d’Italie à la même époque.
[CXXYJ. Mais, à la rigueur, en prenant dans l’acception la plus large possible l’expression de volume à images, on peut y ajouter un registre in-4°, 0m315 sur 0m202, écrit sur papier, en langue allemande, au xvie siècle, qui renferme Y Inventaire du trésor de Wittemberg (n° 3712). On voit, en effet, dans ce registre, de grands dessins à la plume, tracés d’une main exercée, qui reproduisent les principales pièces énumérées et évaluées dans l’inventaire. Ces reproductions de morceaux d’orfèvrerie, souvent très importants, peuvent offrir de l’intérêt pour l’archéologue, mais elles ne rentrent plus dans ce que l’on peut appeler l’enluminure et la miniature.