‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 102 sur 272 · LIVRE VIII. — fol. 337 V0. — H. om, 195x · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. — fol. 337 V0. — H. om, 195x

— La Philosophie et les cercles des mondes. — Dans une salle d’art français, dont l’ouverture laisse voir une ville à l’horizon, la Philosophie, grosse et massive Flamande, à la figure ingrate, dont le ventre pointe sous la ceinture de sa robe et dont un turban laisse voir le front dénudé, tient devant elle, comme un cerceau, les cercles des Mondes. Une banderole blanche se déroule à la hauteur de son visage. On lit sur les cercles concentriques : terre, eaue, air, peu, la spere de la lune, et à la circonférence Aries et Taurus. Ce sont les mêmes inscriptions que portent le manuscrit de Turin et l’incunable d’Abbeville.

.. Ces attributs sont en partie tirés de Varron, de Fulgence, d’Ovide, d’Eutrope, d’Isidore de Séville et d’Albericus Londomensis. Jupiter est représenté avec le sceptre, signe de sa puissance; il a près de lui un taureau, animal que l’on immolait dans les sacrifices qui lui étaient consacrés. Janus est bifrons ou geminus, parce que, présidant aux portes, il devait surveiller en même temps l’intérieur et l’extérieur de la maison. Il tient dans sa main la virga, avec laquelle les jani tores écartaient tout ce qui ne devait pas pénétrer dans le logis. Saturne serre le mât de la nef qui l’amena de Crète dans le Latium, où il enseigna aux hommes les principes de l’agriculture; de là, la faux sur laquelle il s’appuie. Au-dessus de lui un dragon, dévorant sa queue, symbolise l’an qui à chaque révolution absorbe ses propres fruits. Enfin, la Terre tient une clef dans ses mains, parce qu’elle s’ouvre en été et se clôt en hiver.

LIVRE IX. — fol. 376V'.— H.o“,i95xo",i90. — Saint Augustin, Apulée et les démons nimbés. — Dans le même paysage gris, l’évêque d’Hippone disserte sur la nature des anges déchus, appelés démons, après leur désobéissance. Ils sont au nombre de douze, tous nimbés, debout, tantôt nus, tantôt vêtus, avec des têtes d’animaux et des pattes d’oiseaux, faisant d’affreuses grimaces. Apulée, habillé en docteur, est au

DE DIEU. [c. i465]

milieu d’eux, écoutant l’argumentation de saint Augustin.

LIVRE X. — fol. 399. — H. om, igSxo”, 187. — Sacrifice de la messe. — Dans une église, dont on voit les colonnes de la nef, l’évêque d’Hippone, à genoux devant un autel, encense le calice et l’hostie. Deux ecclésiastiques l’assistent, agenouillés sur le côté.

UTRECHT, BIBLIOTHÈQUE DE L’UNIVERSITÉ, MS. LAT. 42- c. i465

(EGGL. 1, ANTEA 279.)

Sancti Augustini, de Civitate Deï.

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