‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 138 sur 272 · LIVRE III. — fol. CXI. — H. o“,245xo“,2o · texte numérisé non relu

LIVRE III. — fol. CXI. — H. o“,245xo“,2o

— Culte païen. — Même sujet. A droite, sous un riche édicule rond à cinq colonnes avec toit bleu, se trouve un petit autel, avec plusieurs statues d’or de divinités païennes, protégées par des diables. Sept païens sont agenouillés en prière, tandis que d’autres dans la cam-

1. Dans le Ms. franç. 724 de la Bibl. Nat., traduction du livre De bello punico de Léonard Aretin par Jehan Le Besgue, nous trouvons une ornementation et une illustration assez semblables. Ce manuscrit a été exécuté pour Louis de Bruges et a subi, avant d être déposé à Blois, les surcharges dont nous avons parlé.

3qo LA CITÉ DE DIEU.

pagne se frappent et s’égorgent. On distingue d’après les noms inscrits en lettres d'or, Cayn et Habel, Romulius et Romulius (sic, pour Rémus). Au premier plan, Augustin commente, devant dix assistants de condition moyenne, les désordres que les dieux permettent et encouragent. Dans le fond, la grande ville de Rome, baignée parle Tibre, et, à l’horizon, les mêmes collines bleues avec le ciel bleu clair.

LIVRE IV. — fol. CCVm v°. — H. om,238 Xom,2o3. — Les Idoles. — Même sujet. A droite, un édicule, au toit rouge soutenu par quatre colonnes, renferme les statues d’or de trois divinités païennes. Une trentaine de païens, représentant les différentes sectes, discutent sur la théologie et, dans leur superstition, examinent le vol des oiseaux. Au premier plan, saint Augustin, entouré de neuf auditeurs, constate la diversité d’opinions des païens. Sol jaune et vert avec des arbres en forme de boule sans tronc. Dans le fond, une ville et, à l’horizon, même paysage bleu se fondant avec le ciel.

LIVRE V. — fol. CCLXV. — H. om,235xora,2oo. — Saint Augustin et Possidonius. — La scène représente une place publique. A gauche, un palais aux pierres grises; une jeune femme, coiffée d’un hennin, lit à sa fenêtre, au icr étage, et un seigneur, au rez-dechaussée, regarde dans la rue. Deux jeunes seigneurs causent sur le pas de la porte. Un cadran solaire est exposé sur le mur. Dans le fond, un donjon, une tour, des maisons et deux bourgeois qui passent dans la rue. On aperçoit le ciel bleu, étoilé d’or, avec la Sainte Trinité. Au premier plan, dans un clos, formé de balustrades d’or, Augustin s’entretient avec un Philosophe, vêtu de rouge, Possidonius très probablement. Us désignent deux petits enfants, deux jumeaux, charmants de naturel, qui s’arrêtent étonnés devant eux, et discutent sur le Fatum et sur la Volonté Divine’.

LIVRE VI. — fol. CCCXXH. — H. om,236 Xom,20o. — Saint Augustin et Varron. — Au milieu d’une campagne aux arbres touffus, s’élèvent des édicules à colonnes, sur lesquels on aperçoit des statues d’or. Au premier plan, saint Augustin s’entretient avec sept auditeurs, deux seigneurs, Varro le Philosophe et un autre Philosophe, probablement Apulée, et deux

ecclésiastiques en surplis. Il leur explique qu’il ne faut pas adorer la Divinité pour lui demander les biens de la vie présente, mais seulement en vue de la vie éternelle. Même campagne et même ciel dans lequel on distingue, dans une auréole et entouré par sept anges, le Père éternel tenant son Fils en croix devant lui.

LIVRE VII. fol. CCCLn. — H. om,235 Xom,2o3. — Saint Augustin et les dieux selecti. — Dans une campagne verdoyante et rocheuse, s’élève un édicule, dont le toit donne l’aspect d’une riche architecture. Au-dessous, sur la nappe blanche d’un autel, trois statues d’or de Saturnus, Janus et Mars. Augustin discute sur la nature des dieux selecti avec un groupe de neuf philosophes, vêtus de différentes couleurs. Sur chacun d’eux il est écrit : Phylosopfe. Même sol, même campagne, même ciel.

LIVRE VIII. — fol. CCCXCVI. — H. om,235 Xom,2o3. — Saint Augustin et les démons. — Augustin montre la voûte céleste à dix assistants, ecclésiastiques, seigneurs et hommes du peuple. Il leur désigne des diables bruns, qui emportent des damnés de différents sexes et de diverses classes sociales et il leur explique la nature des démons. Même campagne, même horizon et même ciel.

LIVRE IX. — fol. CCCCXL. — H. om,235 Xom,2o3. — Saint Augustin et la Rédemption. — A gauche, une chapelle gothique en pierres grises, la même qu’au Liv. II. Devant la façade, au milieu d’un auditoire de douze chrétiens agenouillés, Augustin explique à Plato Philosophe et au Philosophe Apuleyus le dogme de la Rédemption. On aperçoit dans le ciel le Rédempteur, montrant les plaies de la Passion et, au-dessus, dans une auréole, Dieu le Père, bénissant. Même paysage. Jolis oiseaux au bas de la marge.

LIVRE X. — fol. CCCCLXVII. — H. om,24o Xom,2o3. — Saint Augustin et le Monothéisme. — Augustin, avec deux ecclésiastiques à genoux, explique à six Philosophe (sic) les conditions du vrai bonheur, qui consiste à adorer un seul et unique Dieu. Dans le fond, une ville aux toits bleus. Dans les cieux, le Seigneur, en rouge, assis sur un trône d’or, bénit, entouré de huit anges qui l’adorent. Même campagne.

1. Cette miniature a été déjà reproduite par moitié dans le François Villon , édition Hachette des Grands écrivains français , sans qu’on saisisse le rapport qu’il peut y avoir entre l’évêque d'Hipponc et le poète populaire du xve siècle.

N” SI. LA HAYE, BIBLIOTHÈQUE DU MUSÉE MEERMANNO-WESTREENIANUM, 1464-1471

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