LIVRE X. — fol. 234 v°. — H. o“,3o5 x ora
— La Trinité. Les chrétiens et les païens. Saint Augustin et des fidèles. — Trois registres. Cette peinture exprime les conclusions de saint Augustin sur l’excellence de la religion chrétienne, et sur le ministère des anges.
1" Sur un trône vert à estrade circulaire, la sainte Trinité est représentée par trois personnes du même âge. Toutes trois en blanc, elles sont coiffées de la tiare, avec nimbe crucifère, et sont enveloppées par le même manteau gris rehaussé d’or. Elles tiennent le livre de la Loi et se détachent dans une auréole d’anges bleus sur le fond rouge des Chérubins. Sept anges volent les mains jointes vers la Divinité.
20 a) A gauche, les Payans à genoux, en avant de Porphire qui s’écrie : Divinus honor est dus exhibendus. Ils adorent quatre démons noirs qui voltigent dans un ciel sombre.
b) A droite, saint Augustin, en évêque à dalmatique rouge, exhorte les Xristians agenouillés dans la prière. II leur dit : Deus tuus est unus et illum adorabis. Le ciel est rayonné d’or. Un des religieux porte la croix pattée rouge et bleue des Trinitaires sur la poitrine. (Voir p. 3g8 la note 3, que nous avons consacrée aux portraits de Robert Gaguin.)
3° Cinq ecclésiastiques et six fidèles regardent une banderole soutenue par quatre anges ailés sur laquelle est écrit : Deum time et mandata ejus observa, hoc est omnis homo'. A gauche, en violet et rouge, S. Augustinus, suivi de son acolyte, ajoute : Adorare oportet in spiritu et veritate*. Ciel sans perspective; sol vert avec quelques arbres.
Tome II. — Prologue. — fol. i. — H. o“,2o5 Xora,235. — Raoul de Praelles lisant sa traduction.
— Dans une grande salle aux parois rougeâtres, aux fenêtres carrées et grillagées, au carrelage vert et soutenue au centre par une colonne de marbre, une trentaine d’auditeurs debout écoutent la parole de Raoul de Praelles. Ce sont des théologiens en bleu, rouge et noir, des laïques avec des habits de teinte violacée et des femmes en brun rosé et or. Le docteur, en manteau bleu, est assis à gauche dans une chaire. Derrière lui, une étoffe rouge, brodée d’or, est tendue au mur par des cordons. Il est entouré de manuscrits disposés par terre, sur un pupitre, ou sur un lutrin
circulaire placé à gauche à sa portée. Il tient dans ses mains deux banderoles sur lesquelles on voit écrit : Que concernunt istorias ad doctrinam minorum exponemus. Que ad theologiam spectant theologiis relin-
QUIMUS1 2 3 * 5.
LIVRE XI. — fol. 2. — H. on',24oxom,23o. — Saint Augustin et la Création. — Le saint docteur, en évêque, robe blanche, surtout violet et dalmatique rouge, est figuré trois fois, discutant sur la création des bons et des mauvais anges, qui sont à proprement parler la lumière et les ténèbres, et le principe de la Cité céleste et de la Cité terrestre*. D’abord, dans un édicule de construction française du temps de Louis XI, où l’on voit sa librairie et son cabinet de travail, S. Augustinus compulse un manuscrit et dit : mundum