‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 160 sur 272 · EX TEMPORE CEPISSE ET A DEO FACTUM ESSE SACRE · texte numérisé non relu

EX TEMPORE CEPISSE ET A DEO FACTUM ESSE SACRE

littere testantur6. Puis, au fond, dans la campagne au paysage vert, il désigne le Seigneur sur la terre et six anges dans les cieux en disant : Invisibilis creatura cum celo a deo creata ests. Enfin, au premier plan, le globe du monde derrière lui, il montre à ses pieds une cavité dans le sol où onze diables s’agitent dans les flammes : Divisit lucem a tenebris7.

LIVRE XII. — fol. 16. — H. om, 230X0“, 232. — Augustin discute sur la création avec des philosophes. — (Planche LIII). Sous un édicule renfermant la bibliothèque du saint évêque, des philosophes épicuriens et stoïciens affirment que le monde est éternel ou innombrable8 9 : Vel plures sunt mundi, vel unus est eternus. S. Augustinus réfute leurs assertions en disant: Non plures sunt mundi, nec fuerunt, sed unus EST EX DEO IN TEMPORE CREATUS". Il est debout, Se détachant sur une étoffe bleu brochée d’or. Au dehors, dans un jardin, arrosé par un ruisseau, Adam et Ève, en jeunes campagnards tourangeaux, sont entourés par les animaux de la création. Le jeune homme a des chausses d’un rouge orangé, un justaucorps avec manches crevées roses rehaussées d’or et un chapeau noir. Sa compagne est en rose avec une coiffe blanche. Ce couple est charmant de naturel et de grâce. Saint Augustin les exhorte par ces paroles : Bénédicité omnia opéra Domini Domino10. Dans le fond, sous les arbres, un groupe d’Israélites, dans une altitude de respect et de crainte, regarde vers le ciel, tandis qu’un fou, avec son bonnet et sa marotte, symbolise leur démence en prononçant les paroles du Psalmiste : Inimici Domini

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