‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 163 sur 272 · LIVRE XIV. — fol. 38. — H. ora,238xo · texte numérisé non relu

LIVRE XIV. — fol. 38. — H. ora,238xo

— Adam et Eve chassés du Paradis. La grâce de Dieuz. — A droite, le même paradis terrestre, avec fontaine et ruisseaux, dans une enceinte crénelée avec trois tours. Il est gardé par un ange à l’abondante chevelure blonde, vêtu d'une robe blanche, avec des ailes rosées et dorées, et armé d’une épée rouge flamboyante. Au fond, la Mort conduit Adam et Eve. Elle est drapée dans un linceul et brandit un aiguillon rouge. Au centre, la troupe des humains, rois, dames, religieux, manants, etc. La Gracia dei, blonde et couronnée, dans une robe blanche à beaux plis, tourne le dos en se montrant de profil. Elle sépare les bons et les méchants. Déjà un riche personnage est harponné par un diable qui l’attire dans la fosse sombre, ouverte au premier plan, où déjà sept damnés sont torturés par quatre diables. On pourrait lire sur le bonnet oriental du Roi ces lettres : André. L’artiste a interprété cette pensée de saint Augustin : « Tous les hommes seroient précipités dans la seconde mort, qui n’aura point de fin, si une grâce de Dieu*, toute gratuite, n’en sauvoit quelques-uns. »

Page 1