‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 164 sur 272 · LIVRE XV. — fol. 55 v°. — H. o”, 252x · texte numérisé non relu

LIVRE XV. — fol. 55 v°. — H. o”, 252x

— Caïn et la Cité des hommes. Abel et la Cité de Dieu. — Ici le peintre s’est inspiré plutôt du commentaire de Raoul de Praelles que du texte de saint Augustin. Le traducteur dit', d’après Methodius le martyr et Y Histoire scolastique du Maître des Histoires, que Caïn fit une Cité, mais qu’Abel, qui n’était que pèlerin en ce monde, n’en bâtit pas. L’un représente la Cité céleste et l’autre la Cité terrestre. Cayn, coiffé d’un bonnet jaune et couvert de pierreries, s’avance suivi de quinze de ses descendants, dont les vêtements paraissent d’autant plus sombres qu’ils occupent une place plus éloignée. Les deux derniers sont Enoch et Ceth. Caïn surveille la construction d’Enocham, à laquelle travaillent trois ouvriers tailleurs de pierres. Au fond, le cadavre d’AuEL. A droite, l’arche de Noé, d’où s’échappe la colombe avec la branche d’olivier. S. Augüstinus, toujours en évêque, s’écrie : Archa Noe Cristum et ejus sponsam ecclesiam significat". A l’horizon, une large rivière avec château, arbres, rochers. Enfin, en haut, dans une auréole bleue, se détache, sur le fond rouge des Chérubins, le buste du Seigneur, vieillard au nimbe crucifère. Sur la bordure de la robe d’un des personnages on peut lire : and.

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