‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 173 sur 272 · Revue des Bibliothèques, janv. -février 1898, pp · texte numérisé non relu

Revue des Bibliothèques, janv. -février 1898, pp

6. Au nom de Beauvarlet, dans Pièces originales, tom. 253, Dossiers bleus, vol. 77, p. 1724 et Cabinet d'Itozier, vol. 34i, n° 9655.

nales', dans les copies de comptes des collections Gaignières’ et Clairambault3 4, ainsi que dans les Lettres de Louis X 2I1.

Il est dénommé successivement Notaire, Secrétaire du Roi s, Grenetier du grenier a sel de Nogent-sur-Seine 6 7, Commis a la recette générale de toutes les finances et Receveur général sur et au delà, des rivières de Seine et Yonne\

En i473, on trouve le document suivant : « Lettres de provisions de l’office de general conseiller sur le fait et gouvernement des finances en faveur de maistre Mathieu Heauvarlet, cy devant general receveur desdites finances sur et audela les rivières de Seine et Yonne, en considération de ses bons, grans, notables et continuels services, qu’il a par longtemps et des son jeune âge faits au feu Roi et encore fait tous les jours, pour et au lieu de M" Jehan Herbert, qui en a esté deschargé; données a Jargeau le 1. novembre 1473, serment es mains de Mons. le Chancelier le 4. novembre suivant, expediees par les generaux ledit 4- novembre 1 473 8 9 ».

Nous rencontrons encore son nom dans les comptes de 1479, où il reçoit 2140 livres pour « ses voyages et chevauchées », mais ceux de 1481 et les suivants sont muets à son égard. Il avait épousé Jacquette Le Folmarié et en avait eu une fille, Marie, dame d’Esternay, qu’il avait mariée à Jean Raguier, maître des comptes et trésorier des guerres, fils de son collègue. 11 était mort avant i5oo, car dans un procès civil que soutient sa veuve, Jacquette Le Folmarié, il est cité ainsi : « Feu Mathieu Eeauvarlet conseiller du Roi et general de France5 ». Il avait donc atteint à la fin de sa vie le plus haut degré de la carrière qu’il avait suivie.

C était un personnage bien connu dans le monde de la cour. 11 faisait partie de cette bourgeoisie éclairée, travailleuse et légitimement ambitieuse, qui portait le poids réel du gouvernement sous le grand règne de Louis XI. Ses charges et les affaires auxquelles il était mêlé l’avaient enrichi; en 1474, de concert avec Jean Rourré, il prêta de l’argent au Roi et sa part était de mille écus d’or. La même année, il recevait du Roi une gratification de trois mille livres. C’est vers cette époque, 1475 à 1480, que, devenu riche et puissant, il a dû se faire faire ce hel exemplaire de l'ouvrage de saint Augustin ,0.

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