‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 176 sur 272 · M. L. Delaruellb, op. cit., p · texte numérisé non relu

M. L. Delaruellb, op. cit., p

6. M. Léopold Delisle, Recherches sur la librairie de Charles V, Paris, 1907, 1" partie, p. 4o3.

7. C’est à M. le Comte Paul Durrieu que revient l'honneur de cette découverte. Cf. Communication à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres du 26 avril 1907, et Le Boccace de Munich, Munich, Rosenthal, 1909, in-fol.

8. Nous connaissons deux filles issues du mariage de Jean Raguier, seigneur de la Motte de Tilly, et de Marie

1 objet d un don ou d’une vente? C’est ce que nous ignorons. Nous ne retrouvons sa trace qu au xvm siècle, dans la bibliothèque de l’abbaye de Sainte-Geneviève, dont il n a plus cessé de faire partie. A quelle date y etait-il entré? Nous n’avons à ce sujet aucun renseignement, car il ne figure ni sur le catalogue de Du Molinet de 1681 ', ni sur celui de Gillet de 1710-1719% ni sur celui de Charles Prévost de 1731-17343. La mention, que nous avons signalée au fol. 1, indique qu’il était, en 1753, incorporé aux collections de la Bibliothèque. Il devait avoir été acheté récemment et, comme depuis le recolement de 1734, on avait pris l’habitude d’inscrire Xex-libris génovéfain au fol. 21 de tous les ouvrages du dépôt, on a fait figurer cette mention sur notre manuscrit. Les deux inscriptions sont de la même main.

Miniatures. — Les peintures qui ornent ce manuscrit sont au nombre complet de 6 grandes et de 17 petites, soit 23, une de frontispice et une en tête de chacun des vingt-deux livres. Elles ont été copiées sur celles du Ms. 18-19 appartenant à Gaucourt, que nous venons de décrire. Il suffit, pour s’en rendre compte, de comparer les miniatures des deux exemplaires et, parmi celles que nous avons reproduites, celles des Liv. IX et XI ( Planches LII , LIII et LXX1 , d et c ). Il est évident que le manuscrit de Beauvarlet a été fait en réduction de l’original, soit que l’artiste, se contentant de 1 espace d une colonne, ait remplacé les peintures à pleine page par des vignettes et qu il n ait reproduit de chacune qu un registre ou un compartiment4, soit qu’il ait diminué dans chaque scène le nombre des personnages ou l’importance des détails5. II est donc bien probable que Mathieu Beauvarlet, ayant admiré l’exemplaire de son ami Charles de Gaucourt, en a commandé au peintre un semblable, mais plus simple et plus modeste, en vue de diminuer la dépense d’une œuvre aussi considérable.

Ces peintures reflètent le même art, le même style et la même technique que celles du Ms. 18-19° et nous croyons bien quelles sortent de l’atelier de Maître François sans que nous puissions affirmer quelles soient toutes de sa main. Nous pensons même que quelques-unes d entre elles accusent une forme plus sèche qui pourrait faire supposer l’intervention d’un de ses compagnons.

Puisque nous avons déjà parlé en détail des sujets traités par l’artiste dans le Ms. 18-19 bibl. Nat., nous prions le lecteur de se reporter à cette description et au lableau analytique de la Famille n° 5, pp. 200 et 201. Nous nous contenterons, pour le manuscrit de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, de souligner les différences qui existent entre l’original et la copie.

Proi.ogue. — fol. 1. — H. om,o94Xon',ioo. — Présentation du manuscrit. — {Planche XXIX, b.) Réduction du Ms. 18 de la Bibl. Nat. Les moines et les Pères de l’Église sont supprimés et la cour est réduite

à une quinzaine de conseillers. Par contre, le peintre a ajouté, à droite, un personnage très en évidence, portant le costume des gens de finances, bonnet, cheveux longs, robe rouge et bourse bleue. Il tient dans

Beauvarlet : a) Louise Raguier. mariée à Jean Briçonnet, chevalier, seigneur de Plessis-Rideau, conseiller d’État, trésorier general de Provence et Dauphiné, administrateur de l’IIÔtel-Dieu; b) Jeanne Raguier, mariée en secondes noces à Jean Hurault, seigneur du Marais, conseiller au Parlement de Paris.

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