Voir la Descript. n
n’y a que 45a ff., car le fol. 3ia est numéroté 3i2-3i3.
sont peintes les armes de Philippe de Comines, entre des coquilles d'argent. Titre : Augustin | de la Cité | de Dieu | Manuscrit, i. Partie.
Écriture. — Réglée rouge, en lettre de forme , très belle et très régulière'. Pas de titre courant. Au verso du folio blanc de tête, d'une écriture du xviii' siècle, se trouve une mention descriptive du manuscrit, sans intérêt. Au fol. I, en tête, le chiffre 75 en rouge et, en bas : Ex Bibliotheca D. Crozat. En marge des premiers feuillets, les noms répétés en rouge des auteurs cités. A la fin : » Explicit le premier volume contenant les X premiers livres de saint Augustin de la Cité de Dieu ».
Sur le folio blanc de tête du second volume, on lit cette mention : Le premier volume de cet ouvrage est , a ce qu’on assure, dans la Bibliothèque de AI. Foucault, conseiller d’État, autrefois intendant à Caen. Le reste de la note parle de Raoul de Praelles. Le rédacteur semblait croire que l’exemplaire était celui qui avait été présenté au roi Charles V. C’était se tromper d'un siècle. Plus loin, cette inscription : 351 tableaux. En bas, une note au crayon du xix” siècle attribue les peintures du manuscrit à un artiste florentin et fait remarquer que le volume ressemble à des exemplaires conservés à Paris et à Bruxelles.
Le fol. 1 porte en tête cette autre mention du xvm' siècle : Oralorij Nannetensis F. 50, et en bas du fol. 453 se lit la note habituelle relatant la date de la translation de Raoul de Praelles’.
Initiales. Elles existent en tête des livres, en or sur fond de couleur ou réci-
proquement, avec fleurs et rinceaux coloriés. Celles qui ornent les en-tête des chapitres sont plus petites et celles qui commencent les Explications, beaucoup plus simples.
Bordures. — Elles décorent les pages où se trouvent une grande peinture ou une vignette. Dans le premier cas, elles font tout le tour du feuillet; dans le second, elles entourent la colonne seulement. Elles sont formées de larges feuilles coloriées avec des brindilles, portant des fruits et des fleurs. Elles sont parsemées d’animaux et de grotesques posés sur des tertres verts. A partir du Liv. XII, elles se modifient en offrant des décors carrés, quadrilohés, circulaires, triangulaires, losangés, à bandes parallèles, rectilignes, ondulées ou chevronnées. Les marges du bas sont décorées des armes de Philippe de Comines : de gueules, h la bordure et au chevron dor, accompagnées de trois coquilles d’argent. Cimier : une tête de loup, de sable, au milieu de flammes, jetant des étincelles par la bouche, les narines et les oreilles. L’oxyde noir de ces coquilles s’est imprimé sur le folio opposé.
Provenance. — Les deux volumes ont été exécutés un peu après 1473, puisque leurs peintures ont été copiées sur celles du Ms. 18-19 de la Bibl. Nat. (Ms. Gaucourt), ainsi qu’il est facile de s’en convaincre en comparant entre elles les planches que nous mettons sous les yeux du lecteur, et en suivant livre par livre la description
, pour l’identification de ces deux volumes, leur écriture et leur décoration, cf. les articles de MM. E. Gautier et B Fillon, dont l’un renferme une longue lettre de M. Holtrop, ancien conservateur général de la Bibliothèque de La Haye, dans la Revue des provinces de l'Ouest, III (i855-i856), PP. 674-677 et IV (i856-i857), pp. 536 et 537; se reporter aussi au Jacques de Besançon de M. Paul Durrieu, p. 80, note.
M. Fillon a cru, sans qu’on puisse se ranger à son avis, trouver des analogies dans l’écriture du manuscrit de la Cité de Dieu que nous décrivons et dans celle du beau Missel de Jean-Baptiste de Foix, évêque de Comminges, conserve à la Bibliothèque Nationale sous le n° i6827 latin, qui est daté de 1492 et signé par Pierre de La Nouhe, habitant Les Herbiers dans le diocèse de Luçon. Il a même pensé que ce calligraphe avait illustré ce manuscrit, quoique la mention ne porte que le mot scrimt (Voir Bradley, Dictionary of Miniaturises, II, 368.)