‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 188 sur 272 · CYNTHIE · texte numérisé non relu

CYNTHIE

— Chap. 5. — fol. 45. — Saint Augustin rend hommage à la sévérité des mœurs de Scipion Nasica. — {Planche LXXXVIT , b.) 2 registres. i° Scipio Vasica {sic), prince du Sénat, un des jurisconsultes les plus éminents de son temps, rejette devant les sénateurs le projet d’un théâtre à édifier dans Rome. Il est habillé en évêque pour faire ressortir sa dignité de grand pontife*. Il dit : Ludos inhonestos seniquos condempnamus. — 2° Deux hommes et deux femmes nus s’adonnent à une danse déréglée devant une idole placée sur un piédestal, aux sons de deux musiciens dont l’un joue du tambourin et l’autre de la guitare. La Mater Scipioni Vasica, en robe bleue, s’éloigne de ce spectacle obcène en poussant ses enfants devant elle et détourne les regards en disant : Talés ludi sunt

ABHOMINABILES ET DUS DISPLICENTES.

— Chap. 6. — foL .46. — Saint Augustin oppose les préceptes de la religion chrétienne aux traditions des initiés et à l' enseignement païen. — ( Planche LXXXV, d.) 2 registres. i° Saint Jérôme prêche dans une chaire devant un auditoire. Il dit : Fugienses sunt pavidi homines s. — 2° Les Romains se précipitent aux pieds de leurs idoles. La Mort, vêtue d’un grand linceul blanc, frappe l’un d’eux. Le poète Perse,

1. Ohose, Histor., III, 4; S. Isidore, Et/mol., XVIII; voir aussi Tite-Live et Valerius Maximus.

Page 1