‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 190 sur 272 · Tite-Live, Hist. rom., I · texte numérisé non relu

Tite-Live, Hist. rom., I

ses soldats qui s’élancent à la poursuite des Sabines*. Un chevalier fait vider les aroons à son adversaire, dont le cheval s abat. Un soldat en encapuchonné un autre pour le tuer plus facilement. — 20 Marcus Furius Camillus s’empare de Véies.

— Chap. 18. — fol. 65 v° — Mœurs du peuple romain. — {Planche LXXXV, c.) 3 registres. i° Les délégués de Rome viennent surprendre aux champs Quincius Cincinnatus, vêtu d’un sarrau blanc, et lui disent : « de quitter son rochet et torchier sa sueur pour revêtir la robe qu’ils lui ont apportée*. » Induere

TE HOC VESTIMENTO QUIA ELECTUS ES DICTATOR RoMANO-

rum. Nous le revoyons à côté, ayant repris son sarrau et sa charrue et conduisant ses bœufs à nouveau. — 20 Le peuple de Rome se mutine contre les patriciens. — 3° Le peuple révolté se retire sur Le Mont Aventin où Menenius Agripa vient, en parlementaire, le trouver avec ses hommes. Il lui développe la fameuse parabole des membres et de l’estomac : Domini Romani, considerate parabolam ventris et membrorum*. Une cinquantaine de personnages s’agitent dans ce petit tableau.

— Chap. 19. — fol. 68 v°. — 2 registres. Romains et animaux représentant les sept péchés capitaux. — Prophéties de Job, Ezechiel, Daniel, Jeremie et Ysaye.

— Chap. 20. — fol. 69 v°. — Mœurs païennes et mœurs chrétiennes. — {Planche LXXX1V , d.) 2 registres. L’artiste nous montre les lieux de débauches des anciens d’après ceux de son temps. Sachant que les bains étaient en grand honneur chez les anciens, et que les sexes y étaient souvent mélangés, mais n'ayant pas la notion des grands thermes de l’antiquité, il nous les représente par des étuves parisiennes*. Le spectacle de ces baignoires et de ces collations est assez choquant. Les personnages, à la recherche des plaisirs les plus grossiers, demandent aux dieux de n’en être jamais privés : Non sit pestis nec mortalitas. Duret semper ista félicitas. Hec sunt festa Beachi, pour Bacchus.

A côté, nous voyons le lit d’une courtisane : Morte moriatur QUI contra dixerit. — 2° En regard de ces orgies, l’artiste nous montre le tableau de l’existence des honnêtes femmes chrétiennes de son temps. Dans une petite salle française du xvc siècle, une noble dame pleine de distinction, dans de riches atours violets, coiffée d’un haut hennin muni de son flocard, file sa quenouille en compagnie de ses suivantes qui semblent causer et se raconter de menus propos. Il est difficile de rendre une scène d’intérieur avec plus de grâce, de charme, de finesse, d’élégance*.

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