ES FILIUS DEI, MITTE TE DEORSÜM. SCRIPTUM EST : NON
TEMPTABIS DOMINUM1 2 3.
Il lui montre, du haut d’une montagne, les royaumes de l’Univers, mais ses paroles sont omises. La réponse à peine lisible du Christ est la suivante : Dominum deum tuum adorabis et illi soli [servies]*.
S. Augustin, suivi de son clerc, s’adresse à un auditoire d’une douzaine de personnages et résume ainsi la question des démons : Les diables acquièrent science, et ils n’ont pas de cherité, faisant allusion au mot « démon » qui vient d’un mot grec qui signifie « savant » et aux paroles de l’apôtre saint Paul qui a dit : « La sience enfle, mais la charité édifie3 5 6 ».
LIVRE X. — fol. 3o5. — II. om,45oXo”,3i8. — Le culte du vrai Dieu . — {Planche CXVI-) Dans cette peinture, l’artiste s’est abstenu de copier son modèle habituel. Il a voulu expliquer que, contrairement aux assertions de Porphyre, le culte vraiment agréable à Dieu est celui d’un cœur contrit et d’une âme brisée de tristesse.
a) A gauche, nous voyons le sacrifice de la messe, le baisement de la croix et la confession aux pieds des autels avec un grand concours de fidèles réunis dans une église.
b) A droite, tandis que des prêtres immolent à Dieu des victimes et les font brûler pour que leur odeur en soit agréable à la Divinité, S. Augustin, suivi de son clerc en surplis, portant sa crosse, montre aux Romains la pieuse assemblée chantant des cantiques devant l’arche d’alliance, toute en or et leur dit : C’est