‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 225 sur 272 · scène · texte numérisé non relu

scène

. Cette dernière scène a été très développée dans la vignette du fol. ,3g du manuscrit de Nantes. On retrouve de Lameth et de l'enfant dans les vitraux du Dôme de Pise et dans ceux de l'église de Saint-Florentin . Ps., LXXX, 16.

. Genèse, II, i n.

un Sciopode, des Pygmées, des Acéphales, des Cynocéphales et un homme qui a un œil unique au milieu du front*.

b) A gauche, l’histoire de Noé. Nous voyons le patriarche bénissant ses deux fils Sem et Japhet et négligeant Cam qui représente l’hérésie; puis au-dessous, le même Noé, découvert par Cam, tandis que Sem et Japhet étendent respectueusement un manteau sur sa nudité.

c) Saint Augustin, au chap. 11, se répand en discours subtils pour rechercher ce qui a été figuré prophétiquement dans les enfants de Noé dont le nom et les actions font, selon le saint Évêque, prévoir la Passion du Christ et l’œuvre de la Rédemption. L’artiste, pour suivre l’argumentation de saint Augustin, a représenté le Calvaire en peignant les deux larrons déjà crucifiés sous les bras et Jésus, dépouillé de sa robe, sur le point d’être cloué sur la croix.

d) Enfin, en bas et au-dessous du texte, se déroule, a la mode du Moyen Age, une grande vigne enlaçant le buste de personnages qui représentent la descendence de Sem jusqu’à Abraham. Ce sont : Arphaxat, Caynam, Sala, Heber, Phaler, Ragan cINachor1 * 3 *.

La lettre initiale renferme deux figures d’hommes sans autre indication. On peut supposer deux portraits.

LIVRE XVII. — fol. 126. — H. om,462Xora,3io. — Josué et la Terre Promise. — ( Planche CXXIII.) Ici l’artiste, s’il a copié le même sujet, l’a traité d’une façon tout autre que Maître François.

La scène représente le peuple d’Israël en route pour entrer dans la Terre Promise sous la conduite de Josué, qui, géant cuirassé d’or, lui montre du doigt la terre de Chanaan. Des troupeaux, voitures chargées, animaux de bât, porteurs, soldats, se pressent aux ordres de Jhesunave, qui les dépasse de sa haute stature. Parmi les animaux emmenés dans le pêle-mêle de l’émigration, on distingue un chameau à deux bosses. Dans le lointain, on aperçoit une petite ville forte, avec des cygnes sur le bord d’une rivière, qui disparaît en serpentant entre des collines et des châteaux. Le peintre a ajouté d’autres épisodes :

a) En haut, à droite, nous voyons dans l’enceinte de Jérusalem, remplie de beaux monuments, deux salles d’un palais d’architecture française. Dans la première, Anne, femme d’Elcana, à genoux devant le grand-prêtre Hely, lui confie son jeune enfant Samuel qu’elle destine au service du Tout-Puissant. Dans la seconde se célèbre le sacre de David.

b) Saint Augustin, dans ce livre, est très occupé de chercher dans les paroles des Prophètes un sens caché prédisant la venue du Sauveur. Le sens exact, c’est l’Ancien Testament; le sens caché, c’est la Nouvelle

Loi. Le rattachement de ces deux œuvres traditionnelles est l’idée maîtresse de la Cité de Dieu. Aussi le peintre dans le bas du feuillet a-t-il dessiné la Cène de JESus-Christ avec dix apôtres et, à droite, la Pâque juive des Israélites, parmi lesquels on distingue Samuel et David.

LIVRE XVIII. — fol. i5i. — H. om,455xom,32o. — B élus et Romulus. — ( Planche CXXIV .) Copie du manuscrit de Gaucourt avec quelques différences dans la disposition des tableaux et quelques scènes ajoutées.

A gauche, Babylone dont on voit la grande tour, la

TOUR DE BABILONE. BeLLUS, PREMIER ROY DES ASSIRIENS,

en violet, avec un manteau d’or, est assis sur un vaste trône. Il est entouré d’une foule de conseillers, ministres, docteurs qui discutent devant lui. Dans le fond, une colline avec des châteaux.

A droite, une autre ville fortifiée, Rome, traversée par le Tybre. Au centre et sur la hauteur, un palais dans lequel on aperçoit Romulus, en bleu, sur le trône, entouré de ses conseillers et de ses gardes.

Plus bas, l’artiste a disposé de nouvelles scènes qui ont rapport à la chronologie juive que saint Augustin établit en concordance avec les peuples égyptiens, grecs et romains.

a) Abraham, dans un joli cloître, s’agenouille devant le Seigneur, qui lui dit : je benitze et magnifize

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